Qu'est ce que la conversion bio ? 

Vers une production plus respectueuse

Vers une production plus respectueuse

La conversion agriculture bio correspond à la phase de transition vers la certification en « agriculture biologique ». Elle peut être complète ou partielle (on parle alors d'exploitation mixte) et progressive. Pendant cette période, le producteur met en œuvre des pratiques de production conformes aux règles de production biologique, mais les produits ne peuvent pas être commercialisés en faisant référence à ce mode de production. Avant de prendre la décision de convertir son exploitation en bio, le viticulteur doit bien réfléchir son projet, en discuter avec des agriculteurs déjà en bio et solliciter l'appui et l'accompagnement des structures spécialisées du réseau bio.

 

Comment devient-on agriculteur bio ? 

La bio encourage à un retour aux méthodes traditionnelles

La bio encourage à un retour aux méthodes traditionnelles

Lorsque des agriculteurs décident d'oeuvrer en agriculture biologique, ils doivent suivre une période de conversion biologique. Ce mode d'agriculture engagé est respectueux de l'environnement et tend vers une production saine et durable. Elle vise aussi à rendre les exploitations, fermes et domaines viticoles plus autonomes.

Cette transition doit être réfléchie et des objectifs doivent être fixés dès le début. L'agriculteur suit les règles de production de l’agriculture biologique sous le contrôle d' organismes certificateurs tels que AB, Ecocert... mais ne bénéficie pas encore de la mention « bio » pour ses produits. 

 

Combien de temps dure la conversion bio ? 

Passer en bio nécessite du temps, cela se met en place en plusieurs étapes.
Au commencement de la conversion bio, l’agriculteur est régulièrement contrôlé par les organismes certificateurs, afin de vérifier la conformité des pratiques à la réglementation bio.
A partir de la deuxième année, le produit obtenus peut bénéficier de la mention « En conversion vers l’agriculture biologique ». Pour les productions végétales pérennes telles que la vigne, la durée de conversion est de 3 ans.

Cette transition permet d’enclencher les changements des cycles de vie des de la faune, de la flore, de la biodiversité et des organismes qui vivent sur et dans le sol. La conversion agriculture biologique des terres agricoles sert aussi à épurer les sols d’éventuels anciens résidus nocifs. En outre, elle permet d'aider le viticulteur à se familiariser avec de nouvelles techniques de travail, d’adapter ses outils aussi bien agricoles que commerciaux.

La conversion bio est possible avec tout type d'agriculture

La conversion bio est possible avec tout type d'agriculture

Cas particulier : si les terres étaient déjà conduites en agriculture biologique, la période de conversion des terres n'est pas nécéssaire. L'exploitation peut bénéficier de la certification « agriculture biologique » dans un bref délai. Dans le cas où ces terres sont conduites selon les principes de l’Agriculture Biologique mais où la période de conversion n’est pas achevée, la conversion engagée doit être terminée.

2ème cas particulier : les terres reprises sont des friches, bois, landes, jachères ou parcours d’au moins 3 ans. Il peut y avoir réduction ou annulation de la période de conversion bio, et donc mise en place de la certification « produits issus de l’agriculture biologique ». Cette décision sera appréciée par l’organisme certificateur lors d’un constat de friche.

 

Pourquoi se convertir à l'agriculture biologique ? 

L’adaptation à une conduite bio a un impact indéniable sur la valorisation des produits, le coût des intrants, de la mécanisation et de la main d’œuvre …

De nombreuses études portant sur l'agriculture biologique montrent depuis de nombreuses années que ces techniques de travail ont une influence réelle et positive  constatée sur plusieurs points : 

  • Effets sur la santé, du consommateur comme de l'agriculteur et de son personnel
  • Effets sur la qualité des sols et de la biodiversité
  • valeurs saines et écologiques transmises par ce mode de culture
  • permet de lutter contre le déclin économique des petites exploitations familiales
  • Aider à accroître la rentabilité de l'exploitation
  • Une source d'emplois par le retour aux méthodes manuelles 

Pour de nombreux producteurs biologiques, l'aspect financier et la rentabilité comptent moins dans la balance que des valeurs personnelles, comme la santé, l'environnement et des enjeux sociaux. Il y a également une plus grande satisfaction personnelle à tirer de la réussite d'une exploitation agricole qui résulte de décisions personnelles et qui utilise moins d'intrants agricoles produits à l'extérieur de la ferme.
Pour compenser le manque à gagner observé durant cette période transitionnelle, les pouvoirs publics, notamment la Région et l'État, prévoient des soutiens financiers aux agriculteurs qui s'engagent vers un mode de production biologique. Ces aides sont en évolution permanente. Cependant, depuis quelques années, la filière agriculture bio dénonce une diminution des aides conversion européennes.

Le bio résiste à la crise agricole actuelle, avec une hausse continue des exploitations et une demande des consommateurs toujours plus forte.  Globalement, l'agriculture biologique représente une solution responsable et durable pour préserver la planète et la qualité des produits.
 

Une agriculture plus saine, plus verte pour préserver la planète

Une agriculture plus saine, plus verte pour préserver la planète