« On a de la chance parce qu’on fait ce qu’on aime » 

Comme promis, aujourd'hui,on se retrouve pour parler de PinotBleu avec Thomas et François-Xavier, les fondateurs .

Avant : 

Je vous avoue que cette fois-ci la rencontre est un peu moins stressante. Pourquoi ? Tout simplement parce que Thomas et François-Xavier (on l’appelle FX dans le milieu), je les vois tous les jours au bureau. Mais, vous commencez à le comprendre, mon esprit curieux (mon côté fouine diront certains…) va quand même me pousser à leur poser plusieurs questions ! 

Comment se sont-ils retrouvés dans cette aventure ? Comment PinotBleu va évoluer ? 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur  PinotBleu, c’est tout de suite !  

Après : 

PinotBleu est d'abord né d'une rencontre, celle entre FX et Thomas.

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Le premier travaillait pour un grand domaine viticole qui ne possédait que 2% de vignes bio. Le second voulait lancer quelque chose dans le domaine des applications. 

Les deux voulaient « mettre les atouts des nouvelles technologies au service d'une vision commune de la viticulture", une viticulture responsable.

 Les deux idées ont matché, ça a fait BOUM et PinotBleu est né ! (🍷🎉)

"Si vous deviez comparer PinotBleu à un film,vous choisiriez lequel ?" (la question qui tue) 

-Moment de réflexion - 

La grande Vadrouille :  "c'est une aventure dans une bonne ambiance !" me dit Thomas et insistant sur le fait que c'est  une réelle aventure humaine faite de rencontres et de discussions avec les vignerons mais également dans l'équipe ! 

PinotBleu est une start-up (je vous le concède, ce n’est pas un scoop !) 

Pour les fondateurs, ce modèle possède un réel avantage : l'équipe est sans cesse dans la recherche et l'apprentissage de nouvelles choses.

Mais il y a un aspect qui ne change pas, la mission de PinotBleu. In fine, Thomas et FX voudraient que tout le monde puisse consommer des vins bons et sains facilement !

J'ai donc compris l'histoire et la mission, mais je voulais comprendre un élément simple mais important : pourquoi "PinotBleu" ?

Je suis sûre que vous aussi vous vous êtes déjà posé la question !  

Réponse ? Tout simplement parce que le Pinot est l’un des cépages les plus connus et le bleu représente la couleur de la confiance et de la relation (ce n'est  pas pour rien si Facebook,Twitter et Linkedin ont un logo bleu …)

Le nom j'ai compris mais le logo, qu'est-ce qu'il signifie ?  Si je vous montre ce logo (celui de PinotBleu bien sûr), que voyez-vous ? 

 

 Il y a 3 explications à ce logo: 

  • On peut voir un rangement de bouteille 
  • L’idée de croissance est également représentée 
  • Cela ressemble aussi à une grappe de raisin 

Alors aviez-vous trouvé ? 


Petit à petit , on progresse : on a compris le concept, le nom et le logo. J'ai voulu allé un tout petit peu plus loin en essayant de comprendre  comment sont sélectionnés les vins vendus par PinotBleu.

Tout part d'une règle simple que FX et Thomas m'ont expliqué :  « On veut que le client ait l’effet wahou ».

Pour arriver à cela, il existe différents critères de sélection : 

  •  Le vin doit être facile et agréable à boire.
  •  Le vin doit correspondre à l'appellation de son terroir.
  • Le vin est  issu d'une viticulture responsable labéllisée  (bio, biodynamie, Terra Vitis, HVE)

Après toutes ces explications j'en savais un peu plus sur PinotBleu mais pas sur PinotBleu+ . PinotBleu + ? Oui oui ça existe !  

Vous le savez sûrement , PinotBleu fonctionne de manière collaborative : on peut recommander des vins pour ses amis et les parrainer sur l'application . Ainsi vous devenez ambassadeur de PinotBleu. 

PinotBleu+ permet aux Ambassadeurs qui cherchent un complément de revenu, de recommander et donc de vendre les vins de la Sélection PinotBleu lors de dégustations, en famille ou avec des amis.
Les Ambassadeurs PinotBleu+ deviennent le caviste de leurs amis ! 

 

" Et le futur de PinotBleu ?"

La réponse à cette question a été plutôt claire et simple : continuer à remplir notre mission en utilisant d'autres formes de distribution et en ouvrant à l'international ! 


Vous l'aurez donc compris PinotBleu est une start-up remplie d'ambition, cela promet ! 

La semaine prochaine  on se retrouvera pour l'article sur la biodynamie . La bioquoi ? Suspens, je vous explique tout dans une semaine ! 

 

 

 

 

Notre top 8 des chansons qui parlent de vin

Le vin séduit, et nombreux sont les artistes à avoir été inspirés par cet élixir. Chez PinotBleu, on vous a sélectionné les meilleures déclarations faites en chanson !

1-      Le vin - George Brassens (1957)

Impossible de ne pas placer dans notre top ce monument de la chanson. Un peu mélancolique, cette chanson est truffée de références.


2-      Je suis sous – Claude Nougaro (1964)

Concentré de jeux sur le rythme des mots, cette chanson est parue en 1964 sur un 33 tour. Grand amateur de jazz, Claude Nougaro s'est appliqué tout au long de sa carrière à exercer un insolite mélange de la poésie et du rythme. Ceci nous offre une insolite chanson.


3-      Summer wine - Nancy Sinatra et Lee Hazlewood (1967)

A l’origine écrite et chantée par Lee Hazlewood avec Suzi Jane Hokom en 1966, c'est en duo avec Nancy Sinatra que cette chanson connaitra un immense succès un an plus tard. Elle marqua leur première grande réussite et fut le début d'une longue coopération. Une chanson pétillante et fraîche, utilisée par l’enseigne H&M pour leur campagne d’été 2017.


4-      Ah le petit vin blanc – Lina Margy (1964)

Reprise la même année que « Je suis sous… » de Claude Nougaro par Lina Margy, « Ah le petit vin blanc date en réalité de 1943. Originellement composée sous forme de valse musette, la chanson fait référence à la ville de Nogent-sur-Marne qui s’autoproclame « la ville du petit vin blanc ».


5-      Scenes from an italian restaurant – Billy Joel (1977)

“A bottle of white, a bottle of red, perhaps a bottle of rosé instead?”


6-      Wine in the afternoon - Franz Ferdinand (2006)

La chanson est tellement cool, à l’image de Franz Ferdinand. Finalement c’est tout ce dont on a besoin pour souffler en rentrant du boulot !


7-      Red red wine – Neil Diamond (1968)

Cette chanson fut reprise mainte et mainte fois, notamment par Tony Tribe, mais surtout par UB40 qui l’a réellement révélé au public dans la fin des années 80. Plus calme, plus triste aussi, on lui préfère sa version originale écrite par Neil Diamond en 1968.

« Red, red Wine, go to my head

Make me forget that I, still need her so”


8-       Old red wine – The Who (2004)

Déjà parce que c’est The Who, et ensuite parce qu’on se laisse totalement entrainer par cette chanson. On s’imagine déjà avec les copains, un soir d’été, un bon verre de vin à la main.


 
 

Petit bonus pour les amateurs de bulles : Jacques Higelin "Champagne"

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

7h00 : debout Horty !!! Aujourd'hui direction Uchizy (pas très loin de Mâcon) pour rencontrer Gérald !

C’est qui lui ?! Gérald est un vigneron de chez PinotBleu. Aujourd'hui,  Vincent (un autre), Thibault et moi allons le rencontrer pour en apprendre un peu plus sur le métier de vigneron et sur sa production.

Avant :

Comment fait-on le vin ? Je sais, cette question est un peu simpliste mais pourtant c'est vraiment la première que je veux poser à Gérald. Je possède quelques bases, je sais que le vin vient du raisin (🎉) mais je vous avoue que le processus exact de vinification, je ne le connais pas !

Le réveil pique un peu mais je vais dans les vignes sous un magnifique soleil pour apprendre de nouvelles choses, alors je ne vais pas me plaindre!

 Vous-êtes réveillés, vous me suivez ?

Après :

Je suis vraiment chanceuse ! Je ne rencontre que des gens passionnés ! 

Après une heure de route, nous sommes arrivés dans le Domaine Talmard: splendide !

Nous avons rencontré Gérald, vigneron installé en 1997 avec son père dans le domaine, après un bac pro en commercialisation de vin et spiritueux suivi d’un BTS en production,viticulture,œnologie.

 Le Domaine Talmard produit surtout du vin blanc mais également du rouge et du crémant certifiés HVE (je vous explique à la fin ce que c'est).

La première chose que j'ai apprise c'est que selon le vin produit, le processus de vinification est différent.

Je vais vous expliquer cela en essayant d’être aussi claire que Gérald. Let’s go !

Pour le blanc  :

Il faut d’abord ramasser le raisin (logique, merci Horty !) Chez Gérald, on réalise les vendanges de manière mécanique: une machine fait trembler la vigne pour faire tomber les raisins mûrs. 

 On réalise ensuite un pressurage direct. Un quoi ? Un pressurage cela veut simplement dire que l’on presse le raisin.

On récupère ensuite le jus. Problème :  ce dernier est trouble.                  La solution ? Le jus est laissé « au repos » dans une cuve pendant 48h pour que les dépôts, avec la gravité, se placent au fond.

Après cette étape le vin subit la fermentation. Cette dernière provient des levures présentes naturellement dans la peau du raisin ou de levures crées en laboratoire. Les levures vont attaquer les sucres du fruit, vont s’en nourrir et vont produire de l’alcool et du CO2.

Cette étape, permet le développement des arômes du vin et de sa teneur en alcool. 

Il existe ensuite une deuxième fermentation que l’on appelle fermentation malolactique qui  va permettre d'enlever l’acidité du vin.

Le vigneron passe ensuite au collage (c’est presque fini !) : cette étape permet de faire tomber les dernières "mauvaises" molécules et ainsi éclaircir le jus.

Pour cela, on peut utiliser du blanc d’œuf ou de la poudre de lait. Gérald, lui, utilise de la Bentonite (une sorte d’argile) .

Ça à l’air compliqué mais je vous promets ce n'est pas sorcier : les molécules de l’argile forment "un filet" qui, avec la gravité, va descendre et entrainer les molécules au fond. 

Pour le rouge : 

On utilise le même processus. Il faut cependant, que la vendange soit particulièrement « propre » car la couleur du vin provient de la peau du raisin. Ainsi, pour colorer le jus on ne réalise pas un pressurage direct : on met d’abord le raisin entier dans les cuves.

Les effervescents :

Gérald utilise une méthode traditionnelle. On prépare un vin blanc classique (maintenant vous savez comment ça marche !) sauf qu'on le ramasse plus tôt. Une partie du vin est ensuite envoyée au laboratoire. Ce dernier va préparer du jus de raisin déshydraté pour le concentrer en sucre, et va commencer à y ajouter des levures pour la fermentation.

On mélange ensuite le jus de raisin déshydraté et les levures au vin dans une cuve, pendant une demi-heure environ.

Dans un premier temps, la bouteille est fermée avec un bidule (je vous promets, ça s’appelle comme ça !) pour une fermentation directe.

On la stocke ensuite pendant 5 semaines.

Et là vous devez vous demander (si me suivez toujours) « mais alors les dépôts liés à la fermentation, ils vont où  Horty ? »

Là encore, no stress, tout a été pensé : on met en place le dégorgement.

Les bouteilles sont déposées en biais, sur une machine spéciale. Tous les jours, le vigneron remue ses bouteilles pour décoller les lies (les dépôts) qui sont au fond. A la fin de ce processus, les résidus se retrouvent sous le bidule.

 C’est après cette période qu’une machine spéciale décapsule la bouteille. Avec l’effet du gaz les dépôts sont expulsés. 

Il est possible de réajuster la teneur en sucre via par exemple du sirop de glucose, tout dépend du mousseux que l’on veut obtenir.

On effectue la mise en bouteille et c'est FINI !

C'est un peu technique mais bon, si j'ai compris, je suis sûre que vous assurez aussi ! 

Personnellement, j’étais contente d’avoir appris plein de termes et données techniques mais bon, je voulais en savoir encore plus !(et oui désolée je suis un peu curieuse)  On continue ?

 Qu’est-ce que ça veut dire AOC/AOP ?

Je m’attendais à une réponse très technique mais pas du tout : AOC (Appellation d’origine contrôlée) est une appellation au niveau national qui tend à disparaître pour l’appellation AOP (Appellation d’origine protégée) qui est reconnue à l’échelle européenne.

Cette certification dépend de la zone géographique de production.

 

HVE, ça veut dire quoi ? 

 HVE veut dire Haute Valeur Environnementale

C'est quoi ça encore ? C'est un peu la question qui m'a traversée l'esprit quand Gérald a commencé à me parler de HVE.

Personnellement je connaissais le bio mais " certification HVE", inconnu. 

Vous vous en doutez j'ai demandé des explications (et oui, encore et toujours ! ) 

Il s'agit simplement d'une autre démarche que le bio.  

 Mais encore ? 

Le bio utilise des produits naturels  et des méthodes de transformation naturelles,ce n'est pas très compliqué dans la théorie!

La certification HVE demande de  réduire l'emploi de pesticides, d'incorporer une partie de produits bios, et de réduire la consommation d'eau et d'énergie (électrique ou gaz, carburant).

Par exemple, cela peut passer par la mise en place d'un système de récupération de l'eau de pluie. 

Enfin il y a aussi une préservation de la biodiversité en laissant des lisières de bois, des prairies enherbées autour des parcelles de vignes.

Convaincus ?


Allez, pour être sûre que vous êtes au point, je vous ai  refait un petit lexique : 

  • Pressurer : fait de presser.
  • Lie : dépôt qui se forme au fond d’un liquide (levure, bactérie…)
  • Dégrossir un vin : effectuer un collage ou une filtration grossière afin d’éliminer les plus grosses particules en suspension.
  • Dégorgement : étape du processus de vinification pour les effervescents qui consiste à provoquer l'expulsion des lies présents dans le col de la bouteille via une pression interne.
  • Millésime : année de la récolte

Le saviez-vous ?

  • Un rat de cave est le type de bougie qu’on utilisait à l’époque pour voir si le taux de Co2 était assez bas pour descendre dans la cave.     Si en descendant, la bougie s’éteignait, c’est qu’il y avait trop de Co2 et donc un risque d’asphyxie (malin hein ?)
  •  Si un champagne n’est pas millésimé (c’est-à-dire qu’il n’y a pas une année inscrite sur l’étiquette)c’est que c’est un mélange. S’il est millésimé c’est qu’il y a au moins 85% de l’année qui est mentionnée sur l’étiquette.
  • Réglementairement, le dégorgement ne peut avoir lieu qu’au bout de 9 mois et il faut attendre au moins 12 mois pour vendre le mousseux.
  • Sur une commune il peut y avoir différentes appellations.
  • Il n'y a pas de pétales sur la fleur de vigne.

J'espère que cet article vous a plu ! 

Ma rencontre de la semaine prochaine ? Thomas et François-Xavier, les fondateurs de PinotBleu ... 

 

Top 12 des phrases qui marchent à tous les coups pour parler du vin

Un diner en amoureux, un déjeuner de famille ou bien un cocktail d'affaire ? Voici la liste des phrases qui vont vous faire passer pour un fin connaisseur en vin ! 😊
Pour que ça marche il faut que vous soyez convaincu ! 

 

1 - "Un vin qui laisse parler sa minéralité !"

La minéralité peut parfois être assimilée à l'impression de sucer un caillou. C'est en général à ce stade que quelqu'un demande si l'on a l'habitude de sucer régulièrement des cailloux et quel goût ça a... c'est pour couper à ces gentils petits sarcasmes que je parle "d'impression", et non pas de "goût de caillou". Le vin évoque des images.

 

2 - "Un très beau reflet de son appellation."


3 - "Un vin de caractère ! La bouche ravit le palais, elle est riche et harmonieuse, on apprécie sa longueur."

Une fois avalé, ou recraché, le vin peut laisser des arômes persistants en bouche. C’est ce que l’on appelle la longueur. Elle s’exprime en caudalie (une caudalie = une seconde). Attention, la longueur ne doit pas prendre en compte l’acidité, l’amertume, ou le sucré mais uniquement les arômes.
On commence à parler de vin de qualité lorsque sa longueur en bouche atteint entre 8 et 10 caudalies. Les plus grands vins peuvent atteindre jusqu’à 20 caudalies. Je vous laisse imaginer !

4- "La robe est profonde, le nez est fruité et la bouche est ample : quelle complexité !"


5- "Un vin dense, une belle robe, à l'attaque souple au grain fin. Un style affirmé !"

Il faut savoir que la robe évolue avec le temps.
Pour les rouges, la robe d’un vin jeune sera plutôt violacée alors que celle d’un vin très âgé aura des tons briques.
Robes des vins rouges : violet, rubis, grenat, brun.

 

6- "Un vin complet et équilibré !"

Trop de fruits et de sucres peuvent être écoeurants. À l’inverse, une acidité et des tanins en excès rendent le vin désagréable et austère. Il faut donc que ces quatre paramètres soient en parfaite harmonie.

 

7- "Un vin joliment vinifié !"

8 - "Un vin expressif qui vieillira à merveille !"

On peut ainsi estimer que
–         Le Champagne ne vieillit pas. Il doit en plus se conserver debout.
–         Les crus du Beaujolais vieillissent jusqu’à 5 ans, à l’exception du Moulin à Vent qui semble le plus apte à la garde.
–         Les Bordeaux rouges se font attendre de 5 à 7 ans.
–         Les Sauternes: 10 ans et plus.
–         Les crus des Côtes du Rhône : environ 10 ans.
–         Les Bourgognes : la plupart sont des vins de garde.


9 - "L'attaque est souple et la bouche est admirable, avec une superbe persistance"

A n'utiliser que si l'attaque est souple, la bouche est admirable avec une superbe persistance, évidemment.

10 - " La robe est magnifique, le nez est expressif, la bouche est droite et franche"

11 - "Le nez est encore un peu fermé mais révèle déjà une grande pureté. On a hâte qu'il se détende !"

Allez y, n’ayez pas peur, plongez votre nez dans le verre et inspirez.
A ce stade déterminez quelle est votre première impression. Est elle franche ou “douteuse” ? Si vous arrivez déjà à déterminer certains arômes on dira que le vin est ouvert ou dans le cas contraire on le dira fermé.
Ne chercher pas forcément à identifier immédiatement des arômes précis mais plutôt une tendance
Familles : floral,fruits verts/rouges/agrumes, agrumes, épice, végétal, minéral.

12 - "Quelle magnifique expression du terroir !"

  Le vin est associé à une région, à son lieu de production, au climat, aux parcelles de vignoble qui portent le raisin nécessaires à son élaboration, aux pratiques culturales et au savoir-faire des vignerons. Le travail, le savoir-faire et l'implication du vigneron sont des facteurs déterminants pour mettre en valeur la typicité du terroir et élaborer un bon vin. 

Une première fois

« Hortense, ça te va si on organise une dégustation jeudi pour que tu découvres un peu nos vins ? » « Oui oui bien sûr ! ».

Ça y est, mon stage chez PinotBleu commence !

AVANT :

Déguster du vin. Je ne sais pas trop ce que cela sous-entend. Est-ce que tout le monde peut y arriver ? Est ce qu'il faut un entraînement particulier ? Est ce qu'il faut toujours recracher ?

J’ai eu quelques expériences de dégustation auparavant, grâce à de très bons vins que mon grand-père sélectionnait pour des occasions spéciales mais jamais avec des professionnels. 

En dehors de ces rares moments, je vous avoue que ce n’est pas vraiment dans mon habitude d’apprécier un vin (déçu ?).

 J’ai toujours été impressionnée par les personnes qui utilisent des qualificatifs, des expressions entières, parfois poétiques pour parler d’un « simple jus de raisin ».  Je suis incapable d’en faire autant !

Je ne sais pas déguster mais j’adore les nouvelles expériences. Le rendez-vous est pris, jeudi 14h je rencontre Vincent, sommelier, caviste et membre de la Team qui sélectionne les vins chez PinotBleu. Un blanc, une rosé et un rouge. Joli programme !

Je n’y connais rien mais j’ai hâte d’apprendre. Et vous, êtes-vous prêts ?

APRÈS :

15h30 me voilà de retour au bureau de PinotBleu. Quelle expérience ! Je n’ai pas été déçue ! J’ai eu une dégustation comme un cours particulier, j’ai pu poser tout pleins de questions  Pas de panique ! Je ne suis pas égoïste, je vais donc vous retranscrire ce que j'ai appris.

Nous avons commencé la dégustation par un blanc, (Le Mâcon du Domaine Talmard) puis un rosé  (Grand Saint Paul, Domaine du Grand Saint Paul) et enfin un rouge (Bordelais, Château Moulin de Peyronin)

J'ai été guidée par Vincent et Valérie, une autre sélectionneuse de vin chez PinotBleu. 

La démarche de dégustation n'est pas très compliquée : il y a 3 étapes majeures qui correspondent à 3 sens différents .

La vue :

J’ai été impressionnée :  juste en observant un vin, il est possible de commencer à l’appréhender de manière intéressante.

Pour cela, il faut se placer au-dessus d’un fond clair (une feuille blanche fera parfaitement l’affaire) et pencher un peu le verre. C'est en essayant d’être le plus précis possible sur la nuance de couleur observée, qu'il est possible de déduire si le vin est jeune et même sa région d’origine.

Bien sûr, pour cela, il faut une certaine expérience.

Cependant, sur le troisième vin dégusté (le rouge), j’ai réussi non pas à trouver l’âge et la provenance, mais au moins à trouver une nuance de couleur plus précise que « rouge ». C'est déjà ça !

L’odorat : 

« Plonge vraiment ton nez dans ton verre Hortense ». Drôle d’idée. Et pourtant. Pourtant quand j’ai fait attention, une vague odeur est devenue précise : « fruits rouges » s’est affinée en « framboise ». Une simple odeur s’est transformée en plurielle.

Petite astuce: poser son verre sur une surface plate et le faire tourner permet de libérer les molécules.  J’ai vraiment vu un changement en terme d’intensité d’odeur !

 

 Le goût :

Et c’est donc après ces deux étapes que je peux (enfin) porter le verre à ma bouche.

Je ne sais pas si c’est « l’ambiance dégustation»  ou les deux étapes préparatoires qui font cela, mais le vin semble davantage se décomposer dans ma bouche qu’à l’habitude. Comme quoi, tout est possible ! 

Pour apprécier un vin en bouche, le processus est le suivant : on prend une gorgée, on fait rentrer un peu d’air en entrouvrant légèrement la bouche et en aspirant et on   « fait tourner » le vin dans toute la bouche pour qu’il touche l’ensemble de nos capteurs gustatifs.


Attention, ne croyez pas que j’ai pris la grosse tête, je ne suis pas devenue une experte ! J’ai simplement pris du temps et essayé de mettre des mots sur ce que je ressentais. Si j'ai réussi, pourquoi pas vous ?

Bien sûr, on n'enlèvera pas le fait qu'il est important de posséder un certain bagage pour associer le vin à sa région. Pour cela, il faut en  tester un certain nombre (en n’oubliant pas de recracher !) et essayer de retenir leur spécificité. Mais déjà en prenant un peu de temps pour apprécier, on peut arriver à donner des caractéristiques au vin? 

J’ai ensuite osé posé LA question qui tue : comment on associe un vin avec un plat ?

Eh oui ! Je trouve que c'est toujours compliqué ! Mais en fait, Valérie et Vincent m’ont expliquée des règles toutes simples que je vous partage :

⁃  Les plats traditionnels d’une région s’accordent avec le vin de cette région. (Cassoulet avec Cahors)

⁃  Selon les arômes : il est nécessaire de commencer par découvrir les arômes du vin et ceux du plat choisi.  Il faut ensuite essayer de les « matcher », de les associer. (Les huîtres qui sont salées, iodées, se marient bien avec un Sauvignon dans lequel on retrouve ces aspects). 

⁃  Selon la texture : il s'agit de choisir un vin qui a autant de corps que le plat dégusté.

 

 

Exemples avec les vins dégustés :
  • Le Mâcon du Domaine Talmard :

Avec un apéro ou des sushis, une petite salade au fromage de chèvre.

  • Le Grand Saint Paul :

Salade niçoise, salade Tomate-mozzarella, Grillades légères, Salade de Crevette-pamplemousse

  • Bordeaux :

Une Côte de bœuf ou une "bonne" pièce de viande, poulet basquaise. 

Cette semaine, pour m'entraîner, je vais faire un challenge :  à chaque plat que je vais manger je vais essayer d'identifier les arômes présents.  En faisant cela, j'espère acquérir des réflexes pour décomposer les saveurs. Ensuite, je pourrai transposer ces réflexes sur le vin.

Chiche de le faire avec moi ?

 


Top 5 des mots que j’ai appris :

  1. Maturité : taux de sucre présent dans les baies au moment du ramassage.
  2. Fût de chêne : tonneau en bois de chêne (Dans le processus de vinification on peut placer le vin dans un fût : l’échange entre le bois et le vin  va imprégner le vin de certains arômes)
  3. Aviner : rincer son verre pour enlever les arômes du vin précédent.
  4. Cépage : variété de raisin (chacun a une caractéristique aromatique spécifique).
  5. Chaptaliser : Rajouter du sucre dans les cuves pour augmenter le taux d’alcool (interdit dans certaines régions).

Le saviez-vous ?

⁃   Plus on va vers le soleil plus les vins ont du corps et de la puissance.

⁃   Il existe autant de variété de cépage (voire plus) que de variété de pomme de terre.

⁃   Le vin blanc s'associe très bien avec le chèvre.


 

Voilà, j'espère que ce "petit" article vous en aura appris un peu plus sur le vin et la manière de le déguster ! 

La semaine prochaine, je continue de découvrir le monde viticole : je pars à la rencontre d'un vigneron de PinotBleu ! Je suis sûre que je vais apprendre encore de nombreuses choses ! 

A la semaine prochaine ! 

 

 

Comment bien servir son vin ?

Sortir une bouteille de vin de sa cave et l’ouvrir ne suffit pas toujours. Pour permettre au vin de prendre toute son ampleur et épater ses amis avec "cette dernière trouvaille trouvée dans la sélection PinotBleu", il y a quelques règles à connaitre.

Besoin d'air ?

Les vins, notamment les rouges, méritent une bonne aération. Déboucher quelques heures avant permet de réveiller les arômes et surtout de préparer doucement le vin à changer de contenant.
Si vous avez le temps, comptez une ouverture entre deux et quatre heures avant le service.
Pour la méthode express, on trouve aussi de nombreux accessoires aérateurs dans le commerce. Cela ne remplace pas une véritable aération cependant on peut obtenir d'excellents résultats surtout sur des vins faciles.

Décanter ou ne pas décanter, telle est la question.

Décanter un vin a une fonction bien précise : améliorer un vin jeune, peu expressif au nez, pouvant être légèrement asséchant en bouche, que l'on va qualifier de "fermé". Dans le monde du vin, il y a deux écoles, ceux qui carafent, ceux qui ne carafent pas. Le carafage à un avantage celui d'obtenir des résultats plus rapides que la simple aération !
Pour cela, on le verse délicatement dans une carafe à fond large, afin de permettre de l’oxygénation et de libérer les arômes. Cette opération est à réaliser de préférence quelques heures avant le service.

Si vous avez un vin vieux, il faudra alors procéder en différentes étapes.
Tout d’abord, on place la bouteille en position verticale pendant 24h au moins afin que le dépôt tombe lentement au fond. Au moment de l’ouverture, on vérifie que le bouchon n’est pas abîmé (odeur de liège forte, moisi...). Si à la première dégustation le nez est fermé, les arômes sont peu développés mais qu’il semble avoir encore du corps en bouche, on carafe. On privilégie une carafe étroite, où l'on fait glisser très doucement le vin en veillant à surveiller le dépôt au fond.  Attention, on procède au transfert juste avant de la dégustation car décanté trop tôt il risquerait de perdre définitivement tous ses arômes.

Et ma bouteille ouverte alors ?

La soirée vient de se terminer. La musique tourne encore, les invités viennent de partir et au moment de débarrasser la table on s'aperçoit que la dernière bouteille ouverte n'est pas terminée... Si une dégustation nocturne ne vous tente pas, il n'est pas obligatoire de jeter votre vin, bien au contraire ! Bien conservé, un vin de qualité se conservera quelques jours et pourra même vous réserver d'éventuelles surprises d'évolution.

Mais pour cela, il faut absolument protéger le vin de l’oxydation et des odeurs. Soit en rebouchant en partie la bouteille avec son bouchon d'origine, soit dans l'idéal, en utilisant un bouchon pompe vide d'air.
On trouve de nombreux modèles dans le commerce, à vous de choisir le votre, le plus simple convenant très bien à la tâche.

Ensuite, on le replace dans sa cave réfrigérée ou bien au frigo dans l'emplacement bouteilles.

Ratatouille retour de Grèce à l’huile d’olive de Kalamata

Après quelques jours passés en Grèce sur l’île de Milos et de Folegandros, je reviens tout fraiche et reposée. J’aime beaucoup les Cyclades, il fait beau, les paysages sont sublimes et on y mange bien. Le régime crétois il n’y a que ça de vrai. Pour prolonger un peu les vacances, j’ai eu envie à mon retour de travailler les mêmes produits : les aubergines, les tomates, les poivrons et l’huile d’olive. Dans le livre 100 plats végétariens, j’ai trouvé une recette de ratatouille au four qui m’a mise l’eau à la bouche.

Pour l’huile d’Olive j’ai utilisée l’huile délicieuse de Chris & Olive, des producteurs que j’ai eu la chance de rencontrer chez Yoann Conte. Cette huile, je la déguste en toute occasion. Sur un bon morceau de pain, en salade, avec des plats et même des desserts. L’huile Chris & Olive est extraite exclusivement d’olives de variété Koroneiki cueillies à la main sur leur domaine familial dans la région de Kalamata en Grèce. Les qualités reconnues de cette variété, combinées au processus d’extraction mécanique à froid le jour de la cueillette, produisent une huile vierge extra d’exception. Cette production est artisanale et se fait dans le respect de leurs oliviers centenaires et de leur environnement.

Pour le vin, j’ai choisi un Languedoc AOC, Esprit Garrigue rouge du Domaine Romanissa. Le Domaine est dans les mains de la famille depuis le début du 19eme siècle. C’est désormais Marie-Paule Roux, la cinquième génération qui en prend soin. Très sensible au respect de l’environnement, son père a commencé en 1986 par officialiser ses méthodes de travail en demandant la certification biologique de ses produits. Marie-Paule continue à travailler en agriculture biologique en développant aussi la biodiversité sur le Domaine.

La robe de ce vin est pourpre et opaque. La bouche est concentrée, généreuse, typique des vins du Languedoc, mais équilibrée par un millésime frais.

Blanccoco_Ratatouille_Huile_Olive_Kalamata-4.jpg

Ingrédients :
– 3 tomates
– 3 courgettes
– 1 aubergine
– 1 oignon rouge
– 1 gousse d’ail
– 1 boite de coulis de tomates
– 2 cs huile olive + pour napper le plat
– 1 poignée de feuilles de coriandre
– sel
– poivre

Préparation :

  • Préchauffer le four à 180°.
  • Huilez un grand plat à tarte.
  • Epluchez l’oignon et l’ail. Lavez les tomates, les courgettes, l’aubergine le poivron et tranchez-les finement et régulièrement avec une mandoline. Emincé l’oignon et la gousse d’ail.
  • Etalez le coulis de tomates en une couche uniforme dans le fond du plat. Assaisonnez avec 1/2 cuillère à café de sel.
  • Ajoutez les légumes en alternant régulièrement tomate, courgette, aubergine, poivron et oignon en cercle.
  • Laquez les légumes, à l’aide d’un pinceau, avec l’huile d’olive. Salez et poivrez la ratatouille.
  • Saupoudrez de coriandre.
  • Recouvrez avec du papier aluminium. Enfournez et laissez cuire 45 minutes. Servez tiède avec du riz parfumé.

Cette semaine, lancez vos projets et initiatives en lien avec le Développement Durable !

Est-ce que vous avez la moindre idée de la super semaine que nous sommes en train de vivre ?
Je vous vois déjà perplexe face à cette question. "Humm, la fête des mères vient de passer, trop tôt pour la fête des pères, c’est pas encore les vacances… "Allez, je vous aide un peu, ça me fait plaisir ! C’est la Semaine Européenne du Développement Durable ! Mettez une grosse croix verte sur votre calendrier pour l’année prochaine car elle a toujours lieu du 30 Mai au 05 Juin.


Cette initiative est née en France (Cocorico !) en 2003 sous le nom initial de Semaine du Développement Durable avant de changer pour son nom actuel en 2015. Cet évènement permet de sensibiliser le grand public aux enjeux multiples du Développement Durable et de l’impliquer dans des mobilisations concrètes individuelles ou collectives. Vous pouvez d’ailleurs inscrire votre projet directement sur le site internet de la Semaine du Développement Durable ici pour gagner en visibilité.

Pour vous donner une idée de l’impact de cette semaine : en 2016 cela représentait 300 000 citoyens appartenant à 38 États membres ou non de l’Union Européenne investis dans 4 146 projets dont 1 661 se tenaient en France !

J’ai chiné pour vous quelques projets dont la participation est gratuite dans la liste des 1250 projets déjà inscrits et voici ma sélection :

  • Si vous êtes à Paris ce samedi 03 Juin, SolarSoundsystem organise une fête dans le 14e arrondissement entièrement alimentée grâce à des énergies renouvelables. Expérience énergétique et participative garantie ! Plus d’informations par ici.
     
  • Si vous êtes du côté de la belle région Champenoise, la Mairie d’Epernay organise un évènement pour informer et sensibiliser toute la famille autour de la thématique « Comment mieux vivre ensemble aujourd’hui et demain ? », les activités ne manqueront pas : conférences, ciné-débat, balades à vélo, spectacles pour les enfants, expositions, ateliers, visites de la Ressourcerie Recup’r, jeu-concours… Toutes les informations ici.
     
  • Enfin, si vous avez le plaisir d’être du côté des belles vignes Bordelaises, la Municipalité de Haux organise un évènement autour de la thématique de la consommation et production responsables intitulé « Imaginons et recyclons ». Au programme, un cinéma plein air les 3 et 4 Juin avec au programme notamment le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent, des ateliers fait-maison, une conférence sur la permaculture et plus encore ici.

Cette semaine s’inscrit dans l’Agenda 30 des Nations-Unies et de ses 17 objectifs orientés autour de 5 grands enjeux transversaux appelés les « 5P » (les peuples, la planète, la prospérité, la paix, les partenariats) qui sont les suivants :

D’ailleurs, cette année le thème principal est axé autour de ces 17 objectifs afin de mieux les faire connaitre car ils constituent la feuille de route internationale qui a été validée pour l’horizon 2030 en terme de développement durable. Et 2030, autant vous dire que c’est demain !

Cal, l'artiste qui donne vie aux objets !

Vous nous connaissez, nous aimons vous dénicher des artistes talentueux et uniques. Après Birdy Kids et Elodie Clavier, voici CAL !
Cal s'amuse à donner vie à un poteau, un sac poubelle ou bien un trou dans un mur. Aujourd'hui, elle a accepté de relever notre défi : raconter des histoires avec notre univers... le vin ! Avant de voir ce qu'elle vous prépare, découvrez qui elle est et comment elle est arrivée à cette passion qu'elle pratique partout et tout le temps !

📷 Cédric DARBORD

- Hello Cal ! Peux-tu te définir en 3 hashtags ? 
Hello ! #créativite #naturelle #joiedevivre

- D'où vient ton nom d'artiste ?
C'est le diminutif de mon diminutif ! (rire)
J'aime beaucoup, parce qu'il n'y a pas de genre, avant je ne voulais pas que les gens sachent si j'étais un garçon ou une fille. Et puis 3 lettres c'est plus simple à mettre sur un dessin.

- Quel a été ton parcours ?
J'étais prof d'anglais et je suis partie vivre en Angleterre pour enseigner à la fac et faire mon DEA. J'ai vécu 12 ans à l'étranger (Angleterre, Australie, Japon) en tant que prof. Quand je suis rentrée en France avec mon mari, j'ai pu arrêter de travailler, donc je me suis lancée à fond dans ma passion. Depuis je n'arrête pas de dessiner et de peindre. (rire)

- D'où te vient cette passion pour le dessin ?
J'ai toujours dessiné, sur tout : à l'école je dessinais sur les tables. En seconde, mon prof de Math m'a dit "arrête les maths et au lieu de dessiner sur les tables, dessine sur les feuilles, je te les noterai" (rire)

- Depuis combien de temps détournes-tu les objets et dessines-tu ?

Depuis peu de temps en fait - j'ai fait des monstres en tissus pendant 2 ans après être revenue du Japon ( j'en ai des milliards chez moi !)

Ensuite, je suis passée à la peinture classique. J'en ai fait pendant 2 ans à fond et j'ai fait pas mal d'expo. A la suite de ça,  j'ai détourné des objets et depuis septembre je fais des dessins dans la rue.

- De qui t'inspires-tu ?
J'aime beaucoup l'artiste Ememem : il fait des mosaïques sur le sol que je trouve jolies ! Il y a aussi Jean Julien c'est un dessinateur qui fait des dessins géniaux !

EMEMEM

EMEMEM

Je fais ce qui m'amuse, quand ça m'amuse. J'ai des idées en permanence, je m'inspire un peu de tout mais pas d'une personne en particulier.

- Qu'est ce que tu aimes le plus dans ta passion ?

La nouveauté ! Par exemple je suis entrain de fumer ma clope, je vois ce lière envahissant que j'ai envie d'enlever et tout à coup je me dit que ça serait trop beau si je le peignais ! Je voulais le faire tout de suite et j'ai du attendre le lendemain matin mais j'étais excitée de le faire !

- Combien de temps mets-tu pour dessiner une œuvre ?
C'est de l'instantané... mais un instant peut durer 4h ! Il y a des dessins qui prennent 3 min, parce que je prépare des stickers en avance et je me ballade et hop je colle là où je vois un dessin à faire. Je marche énormément, je me ballade avec ma sacoche et je ne sais pas du tout ce que je vais faire.

- As-tu eu des problèmes avec les villes ? Des passants ? As-tu une anecdote sur une de tes œuvres ?

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A Vaise, il y a un carrefour avec un terre plein en pavé, et je me suis dit "je vais en faire un crocodile à la craie!". Du coup j'ai commencé à faire une patte du crocodile, la tête et puis j'ai vu qu'en face de moi il y avait 5 chinois qui me prenaient en photo et je leur ai dit de venir faire avec moi le crocodile, c'était tellement marrant !
Une autre fois j'ai fait un poteau devant chez une dame, elle est sortie pour m’engueuler et finalement elle m'a demandé si je pouvais pas revenir une autre fois pour le peindre en rose pour que ça soit plus jolie devant chez elle.

- Où peut-on voir tes œuvres sur Lyon ?
Un peu partout, mais surtout à la Croix-Rousse. Il y en une sur la place des terreaux, j'ai fait une danseuse sur une gouttière du musée des Beaux-Arts ; elle y est toujours, ça fait 3 mois que je l'ai faite.

- Est-ce que tu as des projets futurs ?
Pleins mais je les connais pas encore ! (rire)

 

Vous pouvez suivre sur Instagram : cal_dessins_and_co


Découvrez dimanche la première photo de Cal
à l'occasion de la fête des mères

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Les 5 ingrédients indispensables à une soirée cocoon

Une longue journée de travail, un patron toujours sur votre dos (enfin on parle pour vous bien sûr, parce que chez nous tout se passe bien !!), un temps parfois variable qui mine votre moral… Rien de tel qu’une soirée cocoon pour rattraper tout ça !

Chez PinotBleu on a dressé la liste des cinq ingrédients indispensables pour vous faire passer la soirée dans une agréable bulle de confort. Rien d’extravagant, réalisable facilement et régulièrement, on vous donne notre recette :

-          De la musique. Qu’on soit adepte de musique classique, pop, de variété… La musique influe sur votre humeur et c’est scientifiquement prouvé ! On choisira alors une musique légère qu’on mettra à faible volume pour créer une atmosphère de détente

-          Un proche. Que serait le bonheur s’il n’était pas partagé ! Alors on invite une personne qu’on aime, avec qui on apprécie passer du temps, et on profite. Un chéri, une copine, une sœur… Mot d’ordre : rires et discussions en tout genre.

-          Un verre de bon vin. Du rouge, du rosé du blanc ! En fonction de vos goûts, de vos envies, du temps… On ouvre une bonne bouteille de vin et on la partage avec la personne qui nous accompagne. Prenez le temps de saisir toutes les notes qui se dégagent du vin. On savoure la légèreté, ou au contraire l’intensité du vin et on se laisse porter par les sens qu’il éveille en nous.

-          Des bougies. Ou une cheminée si vous avez la chance d’en avoir une chez vous mais les bougies remplissent parfaitement la tâche, et ont le mérite de pouvoir être utilisées en toutes saisons. Alors on allume deux ou trois bougies et on apprécie la luminosité qu’elles dégagent, et l’ambiance nouvelle de l’espace.

-          Un cadre agréable. Que ce soit dans votre salon avachi sur le canapé, dans la cuisine ou autour d’une table à manger, on choisit un lieu familier, propice à la détente.  Les beaux jours arrivant, on peut se poser sur une terrasse pour profiter du coucher de soleil et des températures qui remontent (si, si on vous promet les beaux jours arrivent !)

Si on ferme les yeux, on imagine déjà la musique, les arômes du vin et la douceur de la soirée qui s’annonce… Tenté ?

 Alors on met les bouteilles au frais (ou on les prépare tout du moins), on prévient la personne voulue : ce soir, c’est soirée cocoon ! Comment ça vous êtes impatients ??

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Ce qui compte vraiment

Le développement durable au coeur du Vinocamp

Vendredi dernier, nous étions au Vinocamp à Bordeaux, magnifique journée sur le thème du Développement Durable, organisée par le CIVB - Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux - dans un lieu central du développement durable à Bordeaux. 

Le Vinocamp est un rendez-vous régulier de vignerons, de journalistes, d'influenceurs, de startups, de communicants, de professionnels et de passionnés du vin. C'est notre 3ème Vinocamp avec PinotBleu ... et c'est toujours un plaisir. La journée est faite d'échanges, de tables rondes, d'ateliers pour creuser le sujet central. Nous avons aussi pitché avec cinq autres startups qui font du respect de la Terre une de leurs priorités.

Les thèmes des ateliers étaient divers, par exemple :

  • Comment traiter le sujet du vin pour intéresser les consommateurs?
  • Comment communiquer efficacement le développement durable ?
  • Comment associer le bio et le marketing ?

Ces sujet sont passionnants et le débat a été riche. Je me réjouis de voir que toute la profession s'oriente vers une démarche de plus en plus responsable, positive et bienveillante. Chacun, à son niveau, du vigneron au distributeur, contribue et participe à cette dynamique. Cela n'a pas empêché des débats passionnés dont ceux autour du bio comme "Veau d'Or". 

 

Une remarque qui m'a fait bondir

Lors du 2ème atelier, une remarque a été faite dans le flow des échanges. C'est une remarque que j'ai entendue déjà plusieurs fois, mais ce jour là elle m'a fait vraiment bondir :

 
En fait, ce qui compte seulement, c’est que le vin soit bon.
— Un distributeur dans le vin
 

FAUX !

Le débat portait sur les efforts possibles de chacun de nous afin de mettre en oeuvre des activités plus durables. 

Evidemment, le client achète du vin et le minimum est que le vin soit délicieux au moment où il ouvre la bouteille avec ses amis. C'est seulement le minimum que d'offrir au client un vin bon et sain. Mais ce qui compte vraiment, n'est-ce pas la responsabilité que nous avons tous de pouvoir contribuer à rendre le monde meilleur par nos activités? 

 

Nous avons une responsabilité forte

Chacun de nos actes a un impact positif ou négatif et nous avons le choix. Nous avons la possibilité de construire des entreprises et activités qui rendent les salariés heureux, qui rendent la terre chaque année dans un état meilleur que l'an passé, qui aident la biodiversité à se redévelopper, qui plantent plus que ne coupent, qui prennent soin de la santé plutôt que l'inverse... Nous avons la possibilité de choisir cela et de le mettre en oeuvre. Ou bien de faire l'inverse. Voilà la responsabilité de chacun d'entre nous, à notre échelle, là où nous sommes.

C'est cela qui compte vraiment. Faire un bon vin n'est que le minimum. 

 

Chez PinotBleu

Dès le début, nous avons construit PinotBleu sur des valeurs qui conduisent toutes nos décisions. L'une d'elles est la suivante : nous souhaitons être le moyen le plus écologique pour acheter son vin. Nous voulons être une entreprise qui contribue concrètement à rendre le monde meilleur. 

Alors, en plus de sélectionner des vins produits dans le plus grand respect de l'environnement, nous nous alimentons en énergie renouvelable, livrons vos vins de manière neutre en carbone, achetons au prix juste les vins aux vignerons et travaillons avec bienveillance. 

Nous ne voulons pas être les meilleurs du monde, mais les meilleurs pour le monde.

Il nous reste encore beaucoup à faire et le chemin à venir est passionnant. Rejoignez-nous dans l'aventure en postulant, en ouvrant les vins PinotBleu ou en les recommandant à vos amis. 

Gardons toujours en tête ce qui compte vraiment. 
Bonne dégustation !

Comment bien conserver son vin

Entre les conseils de garde pas toujours convaincants apposés sur la contre étiquette et ceux donnés par ce voisin plus ou moins connaisseur, il est souvent difficile de s’y retrouver en matière de conservation de vin ! Et pourtant, c’est un élément fondamental pour qu'il s’exprime au mieux lors de l'ouverture de la bouteille.

Le vin étant un produit vivant et sensible, il n'aime pas trop les brusques changements de température. Si on n'a pas de cave à proprement parler, il est conseillé de choisir une pièce ventilée où la température est stable, fraîche et de préférence sombre, la lumière pouvant faire s'oxyder le vin. Autre astuce, on gardera ses bouteilles couchées afin que le bouchon de liège reste en contact avec le vin. Cela permet au bouchon de rester humide et d'être plus facile à retirer lors de l'ouverture.

Pour les chanceux qui possèdent une cave réfrigérée, on n'hésite pas à régler la température légèrement en-dessous de la température de service. En effet, dès le contact avec le verre à température ambiante, le vin va prendre quelques degrés. Et de manière générale, il vaut mieux servir un vin légèrement trop froid que trop chaud, car il sera toujours plus facile de le réchauffer que de le rafraîchir.

A éviter !

On oublie absolument les vieux pots de peintures qui trainent dans la même pièce que ses bouteilles, les produits chimiques, ménagers ou tout autre chose ayant une odeur forte et nocive ! On évite aussi de laisser les bouteilles dans le carton d'achat, qui pourrait prendre l'humidité. Le vin respire au travers du bouchon et s'imprègne de l'air ambiant, le stocker d'une mauvaise manière impactera sur la dégustation.

Le cas de la bouteille "vieux millésime"  

Elle attend depuis des années, la bouteille de Pinot Noir Côtes-de-Nuits1990 offerte par Papa Noël au pied du sapin il y a bien longtemps... Et arrive ce jour fatidique où l'on souhaite l'ouvrir, ce fameux grand Cru.


Il existe de nombreuses sortes de tire-bouchons. Chacun ont des avantages et des inconvénients, à vous de trouver celui qui vous convient le mieux au quotidien !

 

Cependant, pour un vieux millésime, il est plutôt conseillé d'utiliser un modèle à vrille longue, afin de bien saisir le bouchon jusqu’à son extrémité, pour éviter qu'il ne se casse.


En cas de sauvetage ou d'ouverture délicate, le bilame viendra à votre secours. Mais qu'est ce que c'est que cette chose ? Un tire-bouchon bilame est composé... de deux lames pointues !  Je l'utilise en insérant délicatement la lame la plus longue, sur la longueur du bouchon, puis ensuite la plus petite du côté inverse. Puis vient le moment où je dévisse, très progressivement. On peut stabiliser le bouchon avec les doigts pour s’assurer qu’il ne se brise pas.
Attention, à la fin, des résiduels peuvent rester dans la bouteille si le bouchon était vraiment abimé, le charme de l'âge !

Tarte rhubarbe

Pas d’idée pour la fête des mères ? Je vous propose une petite recette de tarte à la rhubarbe, ultra simple, rustique, qui fera à coup sur revenir vos souvenirs d’enfance. Aller chercher la rhubarbe au fond du jardin c’était une tradition. Aujourd’hui ce n’est pas moi qui suis allée vers la rhubarbe, mais la rhubarbe qui est venue à moi depuis Lyon. On s’arrange comme on peut avec les traditions 😃

Pour accompagner cette tarte à la rhubarbe, j’ai choisi chez Pinotbleu un Champagne AOC  Marie Forget, du Domaine Forget-Chemin. Toutes les vendanges sont manuelles et seuls les raisins de la propriété entrent dans la composition du champagne du domaine. Le Domaine est certifié Haute Valeur Environnemental (HVE) en niveau 3 depuis 2014. Depuis quatre générations, la famille Forget cultive et produit une gamme complète de Champagne. Après Eugène, Paul et Edmont, c’est désormais Thierry, œnologue diplômé de la faculté d’œnologie de Reims en 1988, qui dirige le domaine. A la dégustation, l’effervescence est rapide et abondante, nez de fruits blancs, pomme grany, bouche onctueuse et crémeuse.

Ingrédients :
– 150 g de beurre mou
– 100 g de sucre glace
– 25 g de poudre d’amandes
– 1 oeuf
– 225 g de farine
– Arôme amande amère bio
– 500 g de rhubarbe    Instructions

Instructions :

  • Dans un saladier, versez la farine tamisée. Ajoutez ensuite le sucre glace. Faite un puit et ajoutez l’œuf.
  • Ajoutez ensuite le beurre mou, en le détaillant avec un couteau. Bien pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle se décolle des bords.
  • Ajoutez ensuite la poudre d’amande et l’extrait d’amande amère. Mélangez et pétrir de nouveau. Filmez et réservez au frais.
  • Préchauffer le four à 200 °.
  • Épluchez la rhubarbe et coupez la en petits dés.
  • Étalez la pâte dans un moule à tarte de 23 cm de diamètre. (Cette pâte est délicieuse mais elle est parfois difficile à étaler. Je le fais souvent à la main, sans rouleau. Ce n’est pas parfait, mais c’est une tarte rustique.)
  • Déposez ensuite les dés de rhubarbe de manière à les répartir sur la pâte.
  • Vous pouvez saupoudrer de sucre en poudre si vous le souhaitez. Cela dépend de l’acidité de votre rhubarbe.
  • Enfourner pendant 30 min environ.

Bon appétit !


Mâcon : 3 couleurs et 3 cépages

L’Appellation Mâcon se décline en 3 couleurs, blanc, rouge et rosé. Les cépages autorisés sont le Chardonnay, le Gamay et le Pinot Noir. Ce dernier est employé de manière plus qu'anecdotique, le gamay étant le cépage traditionnel du secteur. Il existe une version "primeur" en blanc comme en rouge, vin vinifié rapidement comme le veut la tradition, comme le le beaujolais nouveau. Seule la production de vins tranquilles est autorisée, en opposition à la production de vins effervescents.

Jean-Pierre Eschmann

Jean-Pierre Eschmann

Les villages

Comme son nom l'indique, le Mâcon est rattaché à la ville du même nom et se veut être l’appellation principale de la sous région bourguignonne du "Mâconnais" coincée entre le Beaujolais et la côte chalonnaise. L'encépagement est d'ailleurs le même qu'employé en pays beaujolais, faisant partie de la bourgogne viticole. Le Mâcon côtoie donc les célèbres Pouilly-Fuissé, Saint Véran ou autre Viré-Clessé.
Il est intéressant de noter que la mention Mâcon peut être complétée d'un nom de village, à l'instar des Mâcon-Fuissé, Solutré, Viré, pour les blancs les plus célèbres, mais encore Uchizy, Igé, Chardonnay...
En rouge on peut citer les Mâcon- Bray, ou les célèbres Mâcon-Cruzilles. Ils indiquent un rattachement à un village mais offrent aussi une visibilité singulière à un terroir, reconnaissance d'une qualité de production évidente.

Diversité des sols, des hommes, au service de la gastronomie !

La mosaïque des terroirs du Mâconnais offre une palette de vins très variés, de vins blancs vifs à des nectars beaucoup plus opulents. Les notes d'agrumes et de fleurs blanches sont les marqueurs aromatiques des vins blancs. La plupart des simples Mâcon sont élevés en cuve inox, pour laisser exprimer la pureté du fruit. Le vin se veut rafraîchissant, il accompagne les plats simples de brasserie et bouchons lyonnais; cuisses de grenouilles en persillade, quenelles de brochet, fruits de mer... Le fût est cependant employé lorsque les vignes et terroirs le permettent. Il faut en effet de la densité pour absorber cet élevage et ainsi élaborer un vin équilibré. Les vins sont alors facilement assimilables aux célèbres vins de la Côte de Beaune. Des plats alors plus "nobles" peuvent accompagner ce profil gras et opulent. Poissons en sauce, blanquette de veau...

Jean-Pierre Eschmann

Jean-Pierre Eschmann

Les rouges peuvent être frais et gouleyants, mais sont aussi parfois fermes et corsés; ils demandent un minimum de garde pour s'épanouir. Dans le cas d'un profil jovial, les plateaux de charcuteries sont les parfaits compagnons de table. Plus structurés, les viandes blanches, volailles et fromages sont adaptés.
Sols bruns calcaires, siliceux, argileux ou sablonneux, la diversité des sous sols façonnent les profils aromatiques. La seule façon d'exprimer au mieux la nature de son terroir passe par une viticulture saine et durable qui respecte la vie microbienne du sous sol. L'intervention humaine sur l'interprétation du raisin, donnera un profil évidemment différent d'une propriété à l'heure. Ces vins, reconnus en France comme incontournables dans notre patrimoine viticole, rayonnent à travers le monde, et accompagnent une multitude de plats gastronomiques comme une bonne cuisine ménagère.

P. Bonnet

P. Bonnet

Rouleaux de printemps maison

Aujourd’hui sur le blog je vous propose une petite recette de rouleaux de printemps maison. Ce sont mes tous premiers ! Je suis en pleine réflexion sur mes habitudes alimentaires et j’essaie de manger plus sainement. Nos petits péchés mignon le soir sont les sushis et les rouleaux de printemps. Tous les deux ne sont pas les recettes les plus sorcières du monde à réaliser, mais il faut quand même un peu de temps. Pour les sushis particulièrement. Je n’avais donc jamais vraiment essayé les rouleaux de printemps maison, en me cachant derrière l’idée que je ne trouverais jamais le temps.

J’ai récemment acheté le livre Green Life de Victoria Arias du célèbre blog Mango & Salt. Ce livre regorge de petites merveilles et m’a donné les bonnes bases pour commencer une alimentation plus saine. J’y ai trouvé une recette simple à réaliser. J’ai un peu customisé la recette (ce qui est bien c’est qu’avec les rouleaux de printemps, on peut facilement varier les saveurs), et j’ai pris mon courage à deux mains. J’avais un peu d’appréhension et pourtant cela se fait très bien. La coupe des légumes prend un peu de temps, mais rien d’insurmontable. Je suis ravie de ce premier essai ! Je vous invite à essayer.

Pour accompagner les rouleaux j’ai choisi chez PinotBleu comme vin en biodynamie un Costières de Nîmes AOC, de la Vallée du Rhône : Terre des Chardons, Bien luné. Cette cuvée offre un vrai plaisir : souple, fruité et floral, il se boit facilement en toute saison. Il peut se boire frais (car ses tanins sont très soyeux et ne durcissent pas avec le froid) à l’apéritif, sur des grillades etc…

Ingredients (Pour 8 rouleaux de printemps)
– 8 galettes de riz
– 125 g de vermicelles de riz
– 4/5 petites carottes
– 1 avocat
– 2 poignées de noix de cajou
– 1 petit oignon jaune
– sauce soja

Instructions

  • Faire bouillir de l’eau et la verser sur les vermicelles de riz dans un plat.
  • Découper tous les légumes en fins tronçons de 2 ou 3 mm dans la longueur.
  • Concasser les noix de cajou et les faire revenir dans une poêle. Lorsqu’elle commencent à se colorer très légèrement, ajouter un peu de sauce soja. Remettre sur le feu en mélangeant encore une minute.
  • Lorsque les vermicelles sont cuits, les passer sous un filet d’eau fraîche de manière à les refroidir et à pouvoir les manipuler sans vous brûler.
  • Rassemblez tous les ingrédients à portée de main. Remplissez d’eau fraiche un grand récipient (pour qu’il puisse contenir les galettes de riz). Immerger une galette de riz.  Lorsqu’elle devient très souple, la disposer sur une planche à découper ou une surface qui n’adhère pas.
  • Répartissez un peu de vermicelles de façon à former un petit rectangle qui s’inscrit dans le cercle de la galette (laissez de la marge de galette pour pouvoir rouler plus facilement).
  • Disposer ensuite par dessus, quelques tronçons de carottes, avocats, oignons, ciboulette et noix de cajou.
  • Fermez les rouleaux, en tenant compte de l’élasticité de vos galettes, n’hésitez pas à serrer tout en restant prudent au cas où la galette se déchirerait.
  • Repliez les côtés. Enveloppez les dans la cellophane, cela aidera à les faire tenir jusqu’à ce qu’ils soient servis. Gardez au frigo (au minimum une demi heure) et servez avec un ramequin de sauce pour nems.

Bon appétit !


Apprendre à déguster

Savoir déguster, ce n'est pas juste faire le malin le verre à la main, en récitant le contenu de la contre étiquette de la bouteille. C'est simplement quelques étapes, quelques gestes, qui vont nous permettre d'identifier et de comprendre le contenu de notre verre grâce à nos sens.

Pourquoi apprendre à déguster ?

Tout simplement pour ne plus se faire avoir lors d'un achat, pour reconnaître un vin bouchonné lors d'une soirée chez des amis et puis surtout pour mieux apprécier les vins et leurs terroirs d'une manière générale.
 

Comment ça marche ? 

Il existe autant de façon de déguster que d'amateurs de vins. Mais il est important, pour réussir la dégustation, d'avoir les bons outils et de respecter certains points :

  • D'abord, on choisit le bon verre (et non pas le verre ballon poussiéreux de mamie !) : le plus polyvalent ? Un verre à pied INAO (Institut National de l'Origine et de la Qualité) en forme de tulipe haute, utilisable pour tout type de vins. Si on veut aller un peu plus loin, on utilisera des verres plus larges pour les vins rouges surtout (type Open Up de Chef&Sommelier), qui leur permettront de s'ouvrir et de révéler plus facilement tous leurs arômes.

Info : On tient convenablement son verre, c'est à dire par le pied et non par le contenant, qui n'aurait pour effet que de le réchauffer !


  • On fait un check-up de la température : le vin est très sensible aux températures de service et aux conditions de conservation. Ainsi, même un très grand cru conservé dans une pièce chaude et ensoleillée par exemple perdra de sa fraîcheur et de sa vivacité.
    Donc on évite de surchauffer la pièce ou de mettre la clim à fond dans la pièce où l'on garde son vin comme de celle où l'on déguste ! L'idéal pour la dégustation étant une pièce où il fait entre 18 et 20 degrés.

Températures de service :

- Vin blanc : 8 -10°
- Vin doux naturel (type muscats) : environ 6°
- Vin rouge léger : environ 13 °
- Vin rouge charpenté : environ 15°
- Vin effervescent : 6 - 8°
 

Allez, maintenant, on passe à la pratique !

  • Étape 1 : On observe le vin

Comme lorsque l'on rencontre une personne, le premier contact est visuel. On observe sa robe en faisant pencher son verre légèrement, afin d'avoir un premier aperçu.
Et à ce moment précis, tel Sherlock Holmes on mène l'enquête en cherchant des indices qui vont nous permettre d'en savoir plus sur le contenu du verre : quelle est la couleur de sa robe ? Sa couleur est-elle foncée ou claire ? Est-elle opaque ou plutôt limpide ? Est-il plutôt épais, légèrement sirupeux ? Il y a t-il du dépôt dans le verre ? Est-il effervescent ?
Une fois les indices relevés, on passe à l'investigation !

Pour les vins blancs : si un vin blanc tire sur une couleur jaune très claire, quasi limpide ou tirant sur le verre, c'est fortement à parier qu'il s'agit d'un vin jeune. Au contraire, un vin blanc vieux aura une robe jaune-orangée. S'il parait plutôt épais et sirupeux dans le verre, ce sera un vin doux naturel.

Pour les vins rouges : S'il est plutôt clair, c'est un vin léger. S'il est sombre, quasi opaque, ce sera probablement un vin charpenté et puissant. Un vin rouge tirant sur le violacé indiquera plutôt un vin jeune, tirant sur l'orangé ce sera un vin ayant de nombreuses années de bouteille derrière lui.

  • Étape 2 : On identifie les arômes, le nez

On fait tournoyer son verre dans le sens des aiguilles d'une montre pour l'aérer et on se penche au dessus du verre afin de le sentir.
En premier, on va chercher à savoir si le vin à un défaut : le plus courant étant le gout de bouchon, reconnaissable par une odeur de bois pourri ou de moisissure. On peut vérifier si le vin n'a pas de problème de bouchon lors du débouchage, en observant et en sentant directement le bouchon.
Ensuite, on essaie de trouver le nez du vin : on se concentre sur les parfums qu'il dégage. Cela peut être des arômes d'épices, de fruits mais encore des senteurs plus minérales ou salines.  

  • Étape 3 : On fait appel à son imagination

On prend une petite gorgée de vin que l'on fait tourner dans sa bouche quelques instants et l'on se concentre cette fois sur sa texture et ce que l'on ressent.

Les adjectifs ne manquent pas pour parler d'un vin sous toutes les coutures : soyeux, charpenté, minéral, éclatant, tannique, vif, gras, ample, corsé... Le plus simple est de comparer les arômes un vin à une image ou à un aliment (des fruits par exemple). Par exemple, si on déguste un vin rouge puissant, on peut s'imaginer une personne très musclée, charpentée. Autre exemple, un vin blanc dans lequel on retrouvera des arômes salins pourra nous renvoyer à l'image d'air marin comme à la mer, d'iode.

Mais plutôt que d'apprendre un lexique par cœur, il faut garder à l'esprit que l'important est de se fier à ses sens ainsi qu'à ses émotions. D'abord ressentir le vin et ensuite faire appel à ses connaissances mais dans tous les cas, être novice n'empêche pas de maîtriser les bases simples de la dégustation.


Vous pouvez lire d'autres articles d'Émma sur son site
La Petite Robe Wine


Anne-Cécile : "Quand on travaille avec la nature, on sait que c'est elle qui a le dernier mot "

Depuis une semaine la température du printemps est à 5 °C. Chez nos amis vignerons, c'est un combat contre le froid qui s'est lancé : pendant 3 nuits d'affilés ils ont surveillé leur thermomètre et leurs vignes, en espérant ne pas être trop touchés par le gel ! Ce froid qui touche la France continue encore cette semaine.

Nous avons chez PinotBleu beaucoup de nos vignerons qui sont touchés par le gel, dont Clémentine Baud dans le Jura et Anne-Cécile Carrer en Alsace, elles ont accepté de raconter comment elles vivent cet épisode.




Clémentine Baud
-
Domaine de la Tour du Meix

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- Comment allez vous ?

C'est pour tout le monde pareil, on a le moral dans les baskets. On a gelé la semaine dernière, on a perdu une grosse partie de la récolte ! Ça fait maintenant 6 ans qu'on a des aléas climatiques, on arrive plus à faire une récolte normale.
Là c'est assez tôt en plus, car on est qu'au début du printemps donc il y a encore plein de choses qui peuvent arriver : de la grêle et de la gelée jusqu'aux Saints de glace (15 mai). Ce n'est que le début des soucis !
Tout s'est joué très vite, il y a des domaines dans le sud du Jura qui ont perdu jusqu'à 90%, pour eux l'année 2017 n'existera pas...

C'est vraiment dommage, on était bien partis pour 2017 !
Le printemps a commencé trop vite : on avait 3 semaines d'avance, j'allais prendre des photos pour montrer sur les réseaux combien la vigne avait bien avancé... Ça faisait 26 ans que ce n'était pas arrivé : la dernière année, c'était en 1991, l'année de ma naissance !

- Étiez-vous préparés à ce froid brutal ?
Ça fait partie de notre métier : on joue avec les aléas climatiques ; c'est une donnée qu'on ne peut pas maîtriser. Tous les ans c'est pareil, on a toujours un peu d’anxiété quand le printemps arrive.
Le problème c'est que nous ne pouvons pas faire grand chose, hormis attendre et subir la météo. On a pas les moyens dans le Jura pour lutter contre les gelées, on a des parcelles très dispersées dans le vignoble. Sur 24 hectares de vignes, ce n'est pas envisageable d'allumer des feux. On sait quand ça va arriver mais on ne peut pas y faire grand chose !

Avant

Après

- La vigne va-t-elle reprendre vie ?

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La vigne a des bourgeons fructifères, qu'elle prépare l'année précédente, c'est à dire que les bourgeons qui étaient gelés aujourd'hui ont été préparés l'année dernière.
Les bourgeons fructifères sont ceux qui allaient avoir les grappes qui auraient donné les raisins cette année : ce sont ces bourgeons là qui ont morflé !

La vigne va continuer à grandir, elle va encore végéter : on aura des feuilles, il y aura d'autres bourgeons qui apparaîtront. Par contre, ces seconds bourgeons ne sont pas des bourgeons fructifères, ils seront neutres et n'auront aucun fruits ! Ça va nous poser un problème pour le reste de l'année, parce que dans tout les cas, raisins ou pas raisins, il va falloir s'occuper de la vigne exactement comme si c'était une vigne productive... avec exactement les mêmes coûts à l'hectare !


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Anne-Cécile Schmitt
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Domaine Schmitt & Carrer

 


État des lieux de la vigne
En Alsace on a quand même bien été touché. Sur notre exploitation, on a 3 hectares qui ont été grillés à 100% donc ce sont 3 hectares où on ne récoltera rien du tout. Pour les 11 hectares restant cela varie entre 30% et 60% de pertes.

Quel cépage a été le plus touché ?
Ce sont les cépages précoces qui ont été les plus touchés, surtout le Gewurztraminer. Les bourgeons sont sortis très tôt et le Gewurztraminer est toujours le cépage le plus pressé donc il était déjà bien développé : pratiquement tous les bourgeons étaient déjà dehors. Les cépages les plus tardifs comme le Riesling où les bourgeons n'étaient pas tous sortis ont été plus protégés. Ceux non sortis pendant la gelée ont encore une chance de se développer correctement et de donner du raisin. 

Comment va le moral ?
Bof ! On a pas trop la forme ! C'est mon huitième millésime cette année et sur 8 millésimes je n'ai connu que 1 seul millésime normal. 2016 était un millésime où on avait de la qualité et surtout de la quantité parce qu'on avait pas eu d'aléa climatique exceptionnel. Autrement, chaque année, on se paye soit de la coulure parce qu'il ne fait pas beau à la fleuraison, soit de la grêle, soit de la sécheresse ou au contraire trop de pluie... 

Quand on travaille avec la nature, on sait que c'est toujours elle qui a le dernier mot au final ! Les anciens ont pour habitude de dire que les années en 7 sont des mauvaises années, ça se confirme encore en 2017 ! En 2007 on a eu de la grêle sur une grosse partie du vignoble donc on a pas récolté grand chose non plus et en 1997 mon père m'a dit que ce n'était pas une bonne année pour le Domaine.

C'est vraiment un mauvais timing : il a fait chaud trop tôt ! On a eu des températures dingue, on a eu dans les 24°C pendant plusieurs jours d'affilé et cela, la vigne aime !
Si nous avions eu cet épisode de gelée au moment dans une année normale, les bourgeons ne seraient pas sortis et l'épisode de gel serait passé inaperçu !

Fun facts sur la Journée Internationale de la Terre

Aujourd'hui je souhaite partager quelques informations CA-PI-TA-LES avec vous concernant le Samedi 22 Avril, qui fête les Alexandre soit dit en passant. C’est le 112e jour du calendrier grégorien et le 113e en cas d’année bissextile, ce n’est pas rien. Il ne reste plus que 253 jours pour tenir vos bonnes résolutions. Sinon, pour la République Française, c’est le jour de la Fougère, alors que pour le reste du monde c’est la JOURNÉE DE LA TERRE, « Earth Day » pour ceux qui sont toujours entre deux avions. Ca m’a donné envie de mettre l’accent sur notre belle planète Terre !

Quand j’ai découvert l’origine de la Journée de la Terre.

Encore un coup des Américains ! C’est le sénateur Gaylord Nelson qui a encouragé les étudiants à développer des projets de sensibilisation à l’Environnement dans leurs communautés le 22 Avril 1970. C’est officiellement devenu une journée internationale en 1990 qui a ensuite été renommée « International Mother Earth Day » par les Nations Unies en 2009.

Finalement, la Journée de la Terre, c’était une histoire politique, pour changer.

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Il y a une « Earth Day Proclamation » signée par des leaders mondiaux, des représentants gouvernementaux et les Nations Unies.

Source : http://gph.is/29FILgg

Personne n’en a jamais entendu parler n’est-ce-pas ? Je vous invite à cliquer sur le lien de la Proclamation et à lire la liste des signataires jusqu’au bout.

Après toutes ces révélations, je ne me suis pas découragée pour autant. J’ai continué la recherche pour trouver les initiatives constructives pour l’avenir de la Planète et la préservation de nos ressources. Après tout, son objectif premier est bien de soutenir la Protection de l’Environnement. Finalement, j’ai appris pleins de petits « fun facts » :

Quand j’ai appris que l’année 2017 était plus longue que celle de 2016.

Source : http://gph.is/1ztd0Tz

Que j’ai compris que c’était lié à la rotation irrégulière de la Terre…

Source : http://gph.is/1NDYQ7v

…Et que par conséquent nous avons tous vécu une seconde de plus dans l’ignorance la plus totale dans la nuit du 1er Janvier 2017. Si j’avais su, j’aurais fait quelque chose d’un peu fou pour fêter ça !

Quand j’ai appris que la vitesse orbitale moyenne de la Terre est de 29 783 km/s.

Source : http://gph.is/2cZPU1V

C’est à peu près 48 000 fois la vitesse du Concorde pour vous donner un ordre d’idée. Enfin, ne me faites pas trop confiance, j’ai beau avoir fait un BAC S, c’était il y a… Je ne sais pas, il faut compter en fait.

Quand j’ai lu qu’en 2011, 28 millions d’arbres ont été plantés à l’occasion de la Journée de la Terre en Afghanistan par les équipes d’Earth Day Network.

Source : http://gph.is/XGwssb

Quand j’ai découvert qu’en 2012, à l’occasion de la Journée de la Terre, 100 000 Chinois ont pris leur vélo pour économiser de l’essence et réduire l’émission de CO2.

Source : http://gph.is/1NLoN70  

A votre tour, investissez-vous localement si vous le souhaitez, à l’occasion de la Journée de la Terre en cherchant les actions organisées près de chez vous sur le Site Français de la Journée de la Terre. Et surtout, continuez vos gestes quotidiens pour recycler et économiser l’énergie, sensibiliser votre entourage, et restez curieux !

A l’occasion de la Journée de la Terre les amis, ouvrez une bouteille de rosé PinotBleu et trinquez à la santé de notre Planète. Allongez vous dans l’herbe, regardez le ciel bleu, la vie est belle !

Source : http://gph.is/2m65e0I  

"On veut tous que notre mère soit fière de nous"
Le 22 avril c'est la Journée de la Terre 🌎
à cette occasion découvrez notre message en vidéo


Bruschetta de rougets et tapenade

Avec ces températures estivales, j’ai enfin décidé de ranger mon soupe maker pour me tourner vers de petites entrées pleines de soleil ! Mon péché mignon, c’est la cuisine du sud et les Bruschettas. C’est une tartine qui fait antipasti. Je vous propose aujourd’hui une recette très simple et rapide pour assouvir vos envies d’été.

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Pour accompagner ma bruschetta de rouget à la tapenade, j’ai choisi avec Pinotbleu, un Côtes du Rhône, du Domaine des Gravennes.


Ingrédients
- 200 g d’olives noires dénoyautées
- 8 petites câpres
- 1 gousse d’ail
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 4 tranches de pain aux céréales
- 4 filets de rougets
- sel

Instructions

  • Hacher finement la gousse d’ail.
  • Mettre dans le bol d’un mixeur les câpres, la gousse d’ail hachée, les olives noires et l’huile d’olive et mixer assez fin.
  •  Faire griller les tranches de pain au four ou dans votre grille pain.
  • Saisir les filets de rouget vivement, dans une poêle bien chaude, côté peau, dans l’huile d’olive jusqu’à coloration de la peau. Attention, ça va vite ! Les retourner et presque instantanément les sortir, les filets sont cuits.
  • Tartinez les tranches de pains avec de la tapenade et déposer ensuite un filet de rouget dessus.
  • Salé si vous le désirer.

Bon appétit !

IGP VAR, une identité vaste gorgée de soleil !

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VDP devient IGP...

Avant de parler de cette belle Indication Géographique Protégée du Var, il faut préciser que toutes les dénominations en Vin de Pays sont devenues en 2009 des IGP sous l'impulsion de la commission européenne, et ce pour protéger l'identité de terroir fréquemment menacée par la contrefaçon. De la même façon un IGP répond à un cahier des charges (certes moins strict qu'en AOP) répondant évidemment à un territoire bien défini, mais aussi à une politique de rendement de production, un encépagement et à une méthode d'élaboration. Le vin de pays ne disparaît pas pour autant car l'embouteilleur est toujours autorisé à faire apparaître cette mention certainement plus poétique et paysanne.

Un département, trois couleurs, un mousseux

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L'IGP Var se décline dans les trois couleurs, vin rouges, rosés et blancs, et peuvent être produits sous la forme de vins mousseux. A noter qu'une production anecdotique en primeur, à l'instar du beaujolais nouveau, le roi des primeurs, est autorisée. La zone géographique est strictement réservée au département du Var, comme son nom l'indique. On compte 250 000 hectolitres de production annuelle, avec un marché dominant de rosé et de rouge, le blanc représente seulement 5% du volume.
L'IGP Var peut être complétée de trois mentions géographiques précises,  Argens, Coteaux du Verdon, et Sainte Baume. La liste des cépages autorisés dans les cuves est trop importante pour la citer. Parlons cependant des plus célèbres et traditionnels, grenaches, cinsault, syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, et carignan en rouge et rosé. En blanc le vermentino ou rolle est très présent, ainsi que la roussanne, le bourboulenc et le grenache blanc...

Un profil bien défini

Au même  titre que les AOC, les IGP doivent répondre à des analyses organoleptiques et scientifique pour garantir la typicité du produit. Les var rosés sont plutôt de couleur claire, vif et fruités à la fois. Les rouges offrent structure et puissance pour les plus ambitieux. Enfin les blancs et mousseux doivent être vifs et aromatiques. Une analyse œnologique en laboratoire peut être envisagée si le profil du vin est trop éloigné du cahier des charges défini par l'INAO (institut national des appellationns d'origine). On étudiera donc le taux d'alcool, de sucre résiduel, et d'acidité volatile (impression légèrement vinaigrée au nez).

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Le plaisir avant tout!

Au delà de l'analyse scientifique d'un produit donné dans une surface géographique définie, la notion de typicité d'un vin comme l'IGP Var passe par la qualité du produit présenté. La finalité est de servir au consommateur un produit qui "a la gueule de l'endroit" et évidemment lui donne satisfaction! Un IGP Var ne saurait exister s'il ne donne pas envie d'une cuisine généreuse, arrosée d'huile d'olive, où les notes de garrigues et de lavande raisonnent au fond du verre. Il est intéressant de noter qu'une large partie de la production est vendue dans le département de production, probablement aidé par un tourisme estival qui vient goûter au parfums de la Provence. Pour finir, le syndicat des vignerons du Var se mobilise pour faire la promotion de leur vins au travers d'une progression de la qualité. Le marché étant hyper-concurrentiel, seul le travail et l'amour de la terre saura garantir le succès des artisans vignerons.