Les 5 ingrédients indispensables à une soirée cocoon

Une longue journée de travail, un patron toujours sur votre dos (enfin on parle pour vous bien sûr, parce que chez nous tout se passe bien !!), un temps parfois variable qui mine votre moral… Rien de tel qu’une soirée cocoon pour rattraper tout ça !

Chez PinotBleu on a dressé la liste des cinq ingrédients indispensables pour vous faire passer la soirée dans une agréable bulle de confort. Rien d’extravagant, réalisable facilement et régulièrement, on vous donne notre recette :

-          De la musique. Qu’on soit adepte de musique classique, pop, de variété… La musique influe sur votre humeur et c’est scientifiquement prouvé ! On choisira alors une musique légère qu’on mettra à faible volume pour créer une atmosphère de détente

-          Un proche. Que serait le bonheur s’il n’était pas partagé ! Alors on invite une personne qu’on aime, avec qui on apprécie passer du temps, et on profite. Un chéri, une copine, une sœur… Mot d’ordre : rires et discussions en tout genre.

-          Un verre de bon vin. Du rouge, du rosé du blanc ! En fonction de vos goûts, de vos envies, du temps… On ouvre une bonne bouteille de vin et on la partage avec la personne qui nous accompagne. Prenez le temps de saisir toutes les notes qui se dégagent du vin. On savoure la légèreté, ou au contraire l’intensité du vin et on se laisse porter par les sens qu’il éveille en nous.

-          Des bougies. Ou une cheminée si vous avez la chance d’en avoir une chez vous mais les bougies remplissent parfaitement la tâche, et ont le mérite de pouvoir être utilisées en toutes saisons. Alors on allume deux ou trois bougies et on apprécie la luminosité qu’elles dégagent, et l’ambiance nouvelle de l’espace.

-          Un cadre agréable. Que ce soit dans votre salon avachi sur le canapé, dans la cuisine ou autour d’une table à manger, on choisit un lieu familier, propice à la détente.  Les beaux jours arrivant, on peut se poser sur une terrasse pour profiter du coucher de soleil et des températures qui remontent (si, si on vous promet les beaux jours arrivent !)

Si on ferme les yeux, on imagine déjà la musique, les arômes du vin et la douceur de la soirée qui s’annonce… Tenté ?

 Alors on met les bouteilles au frais (ou on les prépare tout du moins), on prévient la personne voulue : ce soir, c’est soirée cocoon ! Comment ça vous êtes impatients ??

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Ce qui compte vraiment

Le développement durable au coeur du Vinocamp

Vendredi dernier, nous étions au Vinocamp à Bordeaux, magnifique journée sur le thème du Développement Durable, organisée par le CIVB - Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux - dans un lieu central du développement durable à Bordeaux. 

Le Vinocamp est un rendez-vous régulier de vignerons, de journalistes, d'influenceurs, de startups, de communicants, de professionnels et de passionnés du vin. C'est notre 3ème Vinocamp avec PinotBleu ... et c'est toujours un plaisir. La journée est faite d'échanges, de tables rondes, d'ateliers pour creuser le sujet central. Nous avons aussi pitché avec cinq autres startups qui font du respect de la Terre une de leurs priorités.

Les thèmes des ateliers étaient divers, par exemple :

  • Comment traiter le sujet du vin pour intéresser les consommateurs?
  • Comment communiquer efficacement le développement durable ?
  • Comment associer le bio et le marketing ?

Ces sujet sont passionnants et le débat a été riche. Je me réjouis de voir que toute la profession s'oriente vers une démarche de plus en plus responsable, positive et bienveillante. Chacun, à son niveau, du vigneron au distributeur, contribue et participe à cette dynamique. Cela n'a pas empêché des débats passionnés dont ceux autour du bio comme "Veau d'Or". 

 

Une remarque qui m'a fait bondir

Lors du 2ème atelier, une remarque a été faite dans le flow des échanges. C'est une remarque que j'ai entendue déjà plusieurs fois, mais ce jour là elle m'a fait vraiment bondir :

 
En fait, ce qui compte seulement, c’est que le vin soit bon.
— Un distributeur dans le vin
 

FAUX !

Le débat portait sur les efforts possibles de chacun de nous afin de mettre en oeuvre des activités plus durables. 

Evidemment, le client achète du vin et le minimum est que le vin soit délicieux au moment où il ouvre la bouteille avec ses amis. C'est seulement le minimum que d'offrir au client un vin bon et sain. Mais ce qui compte vraiment, n'est-ce pas la responsabilité que nous avons tous de pouvoir contribuer à rendre le monde meilleur par nos activités? 

 

Nous avons une responsabilité forte

Chacun de nos actes a un impact positif ou négatif et nous avons le choix. Nous avons la possibilité de construire des entreprises et activités qui rendent les salariés heureux, qui rendent la terre chaque année dans un état meilleur que l'an passé, qui aident la biodiversité à se redévelopper, qui plantent plus que ne coupent, qui prennent soin de la santé plutôt que l'inverse... Nous avons la possibilité de choisir cela et de le mettre en oeuvre. Ou bien de faire l'inverse. Voilà la responsabilité de chacun d'entre nous, à notre échelle, là où nous sommes.

C'est cela qui compte vraiment. Faire un bon vin n'est que le minimum. 

 

Chez PinotBleu

Dès le début, nous avons construit PinotBleu sur des valeurs qui conduisent toutes nos décisions. L'une d'elles est la suivante : nous souhaitons être le moyen le plus écologique pour acheter son vin. Nous voulons être une entreprise qui contribue concrètement à rendre le monde meilleur. 

Alors, en plus de sélectionner des vins produits dans le plus grand respect de l'environnement, nous nous alimentons en énergie renouvelable, livrons vos vins de manière neutre en carbone, achetons au prix juste les vins aux vignerons et travaillons avec bienveillance. 

Nous ne voulons pas être les meilleurs du monde, mais les meilleurs pour le monde.

Il nous reste encore beaucoup à faire et le chemin à venir est passionnant. Rejoignez-nous dans l'aventure en postulant, en ouvrant les vins PinotBleu ou en les recommandant à vos amis. 

Gardons toujours en tête ce qui compte vraiment. 
Bonne dégustation !

Comment bien conserver son vin

Entre les conseils de garde pas toujours convaincants apposés sur la contre étiquette et ceux donnés par ce voisin plus ou moins connaisseur, il est souvent difficile de s’y retrouver en matière de conservation de vin ! Et pourtant, c’est un élément fondamental pour qu'il s’exprime au mieux lors de l'ouverture de la bouteille.

Le vin étant un produit vivant et sensible, il n'aime pas trop les brusques changements de température. Si on n'a pas de cave à proprement parler, il est conseillé de choisir une pièce ventilée où la température est stable, fraîche et de préférence sombre, la lumière pouvant faire s'oxyder le vin. Autre astuce, on gardera ses bouteilles couchées afin que le bouchon de liège reste en contact avec le vin. Cela permet au bouchon de rester humide et d'être plus facile à retirer lors de l'ouverture.

Pour les chanceux qui possèdent une cave réfrigérée, on n'hésite pas à régler la température légèrement en-dessous de la température de service. En effet, dès le contact avec le verre à température ambiante, le vin va prendre quelques degrés. Et de manière générale, il vaut mieux servir un vin légèrement trop froid que trop chaud, car il sera toujours plus facile de le réchauffer que de le rafraîchir.

A éviter !

On oublie absolument les vieux pots de peintures qui trainent dans la même pièce que ses bouteilles, les produits chimiques, ménagers ou tout autre chose ayant une odeur forte et nocive ! On évite aussi de laisser les bouteilles dans le carton d'achat, qui pourrait prendre l'humidité. Le vin respire au travers du bouchon et s'imprègne de l'air ambiant, le stocker d'une mauvaise manière impactera sur la dégustation.

Le cas de la bouteille "vieux millésime"  

Elle attend depuis des années, la bouteille de Pinot Noir Côtes-de-Nuits1990 offerte par Papa Noël au pied du sapin il y a bien longtemps... Et arrive ce jour fatidique où l'on souhaite l'ouvrir, ce fameux grand Cru.


Il existe de nombreuses sortes de tire-bouchons. Chacun ont des avantages et des inconvénients, à vous de trouver celui qui vous convient le mieux au quotidien !

 

Cependant, pour un vieux millésime, il est plutôt conseillé d'utiliser un modèle à vrille longue, afin de bien saisir le bouchon jusqu’à son extrémité, pour éviter qu'il ne se casse.


En cas de sauvetage ou d'ouverture délicate, le bilame viendra à votre secours. Mais qu'est ce que c'est que cette chose ? Un tire-bouchon bilame est composé... de deux lames pointues !  Je l'utilise en insérant délicatement la lame la plus longue, sur la longueur du bouchon, puis ensuite la plus petite du côté inverse. Puis vient le moment où je dévisse, très progressivement. On peut stabiliser le bouchon avec les doigts pour s’assurer qu’il ne se brise pas.
Attention, à la fin, des résiduels peuvent rester dans la bouteille si le bouchon était vraiment abimé, le charme de l'âge !

Tarte rhubarbe

Pas d’idée pour la fête des mères ? Je vous propose une petite recette de tarte à la rhubarbe, ultra simple, rustique, qui fera à coup sur revenir vos souvenirs d’enfance. Aller chercher la rhubarbe au fond du jardin c’était une tradition. Aujourd’hui ce n’est pas moi qui suis allée vers la rhubarbe, mais la rhubarbe qui est venue à moi depuis Lyon. On s’arrange comme on peut avec les traditions 😃

Pour accompagner cette tarte à la rhubarbe, j’ai choisi chez Pinotbleu un Champagne AOC  Marie Forget, du Domaine Forget-Chemin. Toutes les vendanges sont manuelles et seuls les raisins de la propriété entrent dans la composition du champagne du domaine. Le Domaine est certifié Haute Valeur Environnemental (HVE) en niveau 3 depuis 2014. Depuis quatre générations, la famille Forget cultive et produit une gamme complète de Champagne. Après Eugène, Paul et Edmont, c’est désormais Thierry, œnologue diplômé de la faculté d’œnologie de Reims en 1988, qui dirige le domaine. A la dégustation, l’effervescence est rapide et abondante, nez de fruits blancs, pomme grany, bouche onctueuse et crémeuse.

Ingrédients :
– 150 g de beurre mou
– 100 g de sucre glace
– 25 g de poudre d’amandes
– 1 oeuf
– 225 g de farine
– Arôme amande amère bio
– 500 g de rhubarbe    Instructions

Instructions :

  • Dans un saladier, versez la farine tamisée. Ajoutez ensuite le sucre glace. Faite un puit et ajoutez l’œuf.
  • Ajoutez ensuite le beurre mou, en le détaillant avec un couteau. Bien pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle se décolle des bords.
  • Ajoutez ensuite la poudre d’amande et l’extrait d’amande amère. Mélangez et pétrir de nouveau. Filmez et réservez au frais.
  • Préchauffer le four à 200 °.
  • Épluchez la rhubarbe et coupez la en petits dés.
  • Étalez la pâte dans un moule à tarte de 23 cm de diamètre. (Cette pâte est délicieuse mais elle est parfois difficile à étaler. Je le fais souvent à la main, sans rouleau. Ce n’est pas parfait, mais c’est une tarte rustique.)
  • Déposez ensuite les dés de rhubarbe de manière à les répartir sur la pâte.
  • Vous pouvez saupoudrer de sucre en poudre si vous le souhaitez. Cela dépend de l’acidité de votre rhubarbe.
  • Enfourner pendant 30 min environ.

Bon appétit !


Mâcon : 3 couleurs et 3 cépages

L’Appellation Mâcon se décline en 3 couleurs, blanc, rouge et rosé. Les cépages autorisés sont le Chardonnay, le Gamay et le Pinot Noir. Ce dernier est employé de manière plus qu'anecdotique, le gamay étant le cépage traditionnel du secteur. Il existe une version "primeur" en blanc comme en rouge, vin vinifié rapidement comme le veut la tradition, comme le le beaujolais nouveau. Seule la production de vins tranquilles est autorisée, en opposition à la production de vins effervescents.

Jean-Pierre Eschmann

Jean-Pierre Eschmann

Les villages

Comme son nom l'indique, le Mâcon est rattaché à la ville du même nom et se veut être l’appellation principale de la sous région bourguignonne du "Mâconnais" coincée entre le Beaujolais et la côte chalonnaise. L'encépagement est d'ailleurs le même qu'employé en pays beaujolais, faisant partie de la bourgogne viticole. Le Mâcon côtoie donc les célèbres Pouilly-Fuissé, Saint Véran ou autre Viré-Clessé.
Il est intéressant de noter que la mention Mâcon peut être complétée d'un nom de village, à l'instar des Mâcon-Fuissé, Solutré, Viré, pour les blancs les plus célèbres, mais encore Uchizy, Igé, Chardonnay...
En rouge on peut citer les Mâcon- Bray, ou les célèbres Mâcon-Cruzilles. Ils indiquent un rattachement à un village mais offrent aussi une visibilité singulière à un terroir, reconnaissance d'une qualité de production évidente.

Diversité des sols, des hommes, au service de la gastronomie !

La mosaïque des terroirs du Mâconnais offre une palette de vins très variés, de vins blancs vifs à des nectars beaucoup plus opulents. Les notes d'agrumes et de fleurs blanches sont les marqueurs aromatiques des vins blancs. La plupart des simples Mâcon sont élevés en cuve inox, pour laisser exprimer la pureté du fruit. Le vin se veut rafraîchissant, il accompagne les plats simples de brasserie et bouchons lyonnais; cuisses de grenouilles en persillade, quenelles de brochet, fruits de mer... Le fût est cependant employé lorsque les vignes et terroirs le permettent. Il faut en effet de la densité pour absorber cet élevage et ainsi élaborer un vin équilibré. Les vins sont alors facilement assimilables aux célèbres vins de la Côte de Beaune. Des plats alors plus "nobles" peuvent accompagner ce profil gras et opulent. Poissons en sauce, blanquette de veau...

Jean-Pierre Eschmann

Jean-Pierre Eschmann

Les rouges peuvent être frais et gouleyants, mais sont aussi parfois fermes et corsés; ils demandent un minimum de garde pour s'épanouir. Dans le cas d'un profil jovial, les plateaux de charcuteries sont les parfaits compagnons de table. Plus structurés, les viandes blanches, volailles et fromages sont adaptés.
Sols bruns calcaires, siliceux, argileux ou sablonneux, la diversité des sous sols façonnent les profils aromatiques. La seule façon d'exprimer au mieux la nature de son terroir passe par une viticulture saine et durable qui respecte la vie microbienne du sous sol. L'intervention humaine sur l'interprétation du raisin, donnera un profil évidemment différent d'une propriété à l'heure. Ces vins, reconnus en France comme incontournables dans notre patrimoine viticole, rayonnent à travers le monde, et accompagnent une multitude de plats gastronomiques comme une bonne cuisine ménagère.

P. Bonnet

P. Bonnet

Rouleaux de printemps maison

Aujourd’hui sur le blog je vous propose une petite recette de rouleaux de printemps maison. Ce sont mes tous premiers ! Je suis en pleine réflexion sur mes habitudes alimentaires et j’essaie de manger plus sainement. Nos petits péchés mignon le soir sont les sushis et les rouleaux de printemps. Tous les deux ne sont pas les recettes les plus sorcières du monde à réaliser, mais il faut quand même un peu de temps. Pour les sushis particulièrement. Je n’avais donc jamais vraiment essayé les rouleaux de printemps maison, en me cachant derrière l’idée que je ne trouverais jamais le temps.

J’ai récemment acheté le livre Green Life de Victoria Arias du célèbre blog Mango & Salt. Ce livre regorge de petites merveilles et m’a donné les bonnes bases pour commencer une alimentation plus saine. J’y ai trouvé une recette simple à réaliser. J’ai un peu customisé la recette (ce qui est bien c’est qu’avec les rouleaux de printemps, on peut facilement varier les saveurs), et j’ai pris mon courage à deux mains. J’avais un peu d’appréhension et pourtant cela se fait très bien. La coupe des légumes prend un peu de temps, mais rien d’insurmontable. Je suis ravie de ce premier essai ! Je vous invite à essayer.

Pour accompagner les rouleaux j’ai choisi chez PinotBleu comme vin en biodynamie un Costières de Nîmes AOC, de la Vallée du Rhône : Terre des Chardons, Bien luné. Cette cuvée offre un vrai plaisir : souple, fruité et floral, il se boit facilement en toute saison. Il peut se boire frais (car ses tanins sont très soyeux et ne durcissent pas avec le froid) à l’apéritif, sur des grillades etc…

Ingredients (Pour 8 rouleaux de printemps)
– 8 galettes de riz
– 125 g de vermicelles de riz
– 4/5 petites carottes
– 1 avocat
– 2 poignées de noix de cajou
– 1 petit oignon jaune
– sauce soja

Instructions

  • Faire bouillir de l’eau et la verser sur les vermicelles de riz dans un plat.
  • Découper tous les légumes en fins tronçons de 2 ou 3 mm dans la longueur.
  • Concasser les noix de cajou et les faire revenir dans une poêle. Lorsqu’elle commencent à se colorer très légèrement, ajouter un peu de sauce soja. Remettre sur le feu en mélangeant encore une minute.
  • Lorsque les vermicelles sont cuits, les passer sous un filet d’eau fraîche de manière à les refroidir et à pouvoir les manipuler sans vous brûler.
  • Rassemblez tous les ingrédients à portée de main. Remplissez d’eau fraiche un grand récipient (pour qu’il puisse contenir les galettes de riz). Immerger une galette de riz.  Lorsqu’elle devient très souple, la disposer sur une planche à découper ou une surface qui n’adhère pas.
  • Répartissez un peu de vermicelles de façon à former un petit rectangle qui s’inscrit dans le cercle de la galette (laissez de la marge de galette pour pouvoir rouler plus facilement).
  • Disposer ensuite par dessus, quelques tronçons de carottes, avocats, oignons, ciboulette et noix de cajou.
  • Fermez les rouleaux, en tenant compte de l’élasticité de vos galettes, n’hésitez pas à serrer tout en restant prudent au cas où la galette se déchirerait.
  • Repliez les côtés. Enveloppez les dans la cellophane, cela aidera à les faire tenir jusqu’à ce qu’ils soient servis. Gardez au frigo (au minimum une demi heure) et servez avec un ramequin de sauce pour nems.

Bon appétit !


Apprendre à déguster

Savoir déguster, ce n'est pas juste faire le malin le verre à la main, en récitant le contenu de la contre étiquette de la bouteille. C'est simplement quelques étapes, quelques gestes, qui vont nous permettre d'identifier et de comprendre le contenu de notre verre grâce à nos sens.

Pourquoi apprendre à déguster ?

Tout simplement pour ne plus se faire avoir lors d'un achat, pour reconnaître un vin bouchonné lors d'une soirée chez des amis et puis surtout pour mieux apprécier les vins et leurs terroirs d'une manière générale.
 

Comment ça marche ? 

Il existe autant de façon de déguster que d'amateurs de vins. Mais il est important, pour réussir la dégustation, d'avoir les bons outils et de respecter certains points :

  • D'abord, on choisit le bon verre (et non pas le verre ballon poussiéreux de mamie !) : le plus polyvalent ? Un verre à pied INAO (Institut National de l'Origine et de la Qualité) en forme de tulipe haute, utilisable pour tout type de vins. Si on veut aller un peu plus loin, on utilisera des verres plus larges pour les vins rouges surtout (type Open Up de Chef&Sommelier), qui leur permettront de s'ouvrir et de révéler plus facilement tous leurs arômes.

Info : On tient convenablement son verre, c'est à dire par le pied et non par le contenant, qui n'aurait pour effet que de le réchauffer !


  • On fait un check-up de la température : le vin est très sensible aux températures de service et aux conditions de conservation. Ainsi, même un très grand cru conservé dans une pièce chaude et ensoleillée par exemple perdra de sa fraîcheur et de sa vivacité.
    Donc on évite de surchauffer la pièce ou de mettre la clim à fond dans la pièce où l'on garde son vin comme de celle où l'on déguste ! L'idéal pour la dégustation étant une pièce où il fait entre 18 et 20 degrés.

Températures de service :

- Vin blanc : 8 -10°
- Vin doux naturel (type muscats) : environ 6°
- Vin rouge léger : environ 13 °
- Vin rouge charpenté : environ 15°
- Vin effervescent : 6 - 8°
 

Allez, maintenant, on passe à la pratique !

  • Étape 1 : On observe le vin

Comme lorsque l'on rencontre une personne, le premier contact est visuel. On observe sa robe en faisant pencher son verre légèrement, afin d'avoir un premier aperçu.
Et à ce moment précis, tel Sherlock Holmes on mène l'enquête en cherchant des indices qui vont nous permettre d'en savoir plus sur le contenu du verre : quelle est la couleur de sa robe ? Sa couleur est-elle foncée ou claire ? Est-elle opaque ou plutôt limpide ? Est-il plutôt épais, légèrement sirupeux ? Il y a t-il du dépôt dans le verre ? Est-il effervescent ?
Une fois les indices relevés, on passe à l'investigation !

Pour les vins blancs : si un vin blanc tire sur une couleur jaune très claire, quasi limpide ou tirant sur le verre, c'est fortement à parier qu'il s'agit d'un vin jeune. Au contraire, un vin blanc vieux aura une robe jaune-orangée. S'il parait plutôt épais et sirupeux dans le verre, ce sera un vin doux naturel.

Pour les vins rouges : S'il est plutôt clair, c'est un vin léger. S'il est sombre, quasi opaque, ce sera probablement un vin charpenté et puissant. Un vin rouge tirant sur le violacé indiquera plutôt un vin jeune, tirant sur l'orangé ce sera un vin ayant de nombreuses années de bouteille derrière lui.

  • Étape 2 : On identifie les arômes, le nez

On fait tournoyer son verre dans le sens des aiguilles d'une montre pour l'aérer et on se penche au dessus du verre afin de le sentir.
En premier, on va chercher à savoir si le vin à un défaut : le plus courant étant le gout de bouchon, reconnaissable par une odeur de bois pourri ou de moisissure. On peut vérifier si le vin n'a pas de problème de bouchon lors du débouchage, en observant et en sentant directement le bouchon.
Ensuite, on essaie de trouver le nez du vin : on se concentre sur les parfums qu'il dégage. Cela peut être des arômes d'épices, de fruits mais encore des senteurs plus minérales ou salines.  

  • Étape 3 : On fait appel à son imagination

On prend une petite gorgée de vin que l'on fait tourner dans sa bouche quelques instants et l'on se concentre cette fois sur sa texture et ce que l'on ressent.

Les adjectifs ne manquent pas pour parler d'un vin sous toutes les coutures : soyeux, charpenté, minéral, éclatant, tannique, vif, gras, ample, corsé... Le plus simple est de comparer les arômes un vin à une image ou à un aliment (des fruits par exemple). Par exemple, si on déguste un vin rouge puissant, on peut s'imaginer une personne très musclée, charpentée. Autre exemple, un vin blanc dans lequel on retrouvera des arômes salins pourra nous renvoyer à l'image d'air marin comme à la mer, d'iode.

Mais plutôt que d'apprendre un lexique par cœur, il faut garder à l'esprit que l'important est de se fier à ses sens ainsi qu'à ses émotions. D'abord ressentir le vin et ensuite faire appel à ses connaissances mais dans tous les cas, être novice n'empêche pas de maîtriser les bases simples de la dégustation.


Vous pouvez lire d'autres articles d'Émma sur son site
La Petite Robe Wine


Anne-Cécile : "Quand on travaille avec la nature, on sait que c'est elle qui a le dernier mot "

Depuis une semaine la température du printemps est à 5 °C. Chez nos amis vignerons, c'est un combat contre le froid qui s'est lancé : pendant 3 nuits d'affilés ils ont surveillé leur thermomètre et leurs vignes, en espérant ne pas être trop touchés par le gel ! Ce froid qui touche la France continue encore cette semaine.

Nous avons chez PinotBleu beaucoup de nos vignerons qui sont touchés par le gel, dont Clémentine Baud dans le Jura et Anne-Cécile Carrer en Alsace, elles ont accepté de raconter comment elles vivent cet épisode.




Clémentine Baud
-
Domaine de la Tour du Meix

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- Comment allez vous ?

C'est pour tout le monde pareil, on a le moral dans les baskets. On a gelé la semaine dernière, on a perdu une grosse partie de la récolte ! Ça fait maintenant 6 ans qu'on a des aléas climatiques, on arrive plus à faire une récolte normale.
Là c'est assez tôt en plus, car on est qu'au début du printemps donc il y a encore plein de choses qui peuvent arriver : de la grêle et de la gelée jusqu'aux Saints de glace (15 mai). Ce n'est que le début des soucis !
Tout s'est joué très vite, il y a des domaines dans le sud du Jura qui ont perdu jusqu'à 90%, pour eux l'année 2017 n'existera pas...

C'est vraiment dommage, on était bien partis pour 2017 !
Le printemps a commencé trop vite : on avait 3 semaines d'avance, j'allais prendre des photos pour montrer sur les réseaux combien la vigne avait bien avancé... Ça faisait 26 ans que ce n'était pas arrivé : la dernière année, c'était en 1991, l'année de ma naissance !

- Étiez-vous préparés à ce froid brutal ?
Ça fait partie de notre métier : on joue avec les aléas climatiques ; c'est une donnée qu'on ne peut pas maîtriser. Tous les ans c'est pareil, on a toujours un peu d’anxiété quand le printemps arrive.
Le problème c'est que nous ne pouvons pas faire grand chose, hormis attendre et subir la météo. On a pas les moyens dans le Jura pour lutter contre les gelées, on a des parcelles très dispersées dans le vignoble. Sur 24 hectares de vignes, ce n'est pas envisageable d'allumer des feux. On sait quand ça va arriver mais on ne peut pas y faire grand chose !

Avant

Après

- La vigne va-t-elle reprendre vie ?

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La vigne a des bourgeons fructifères, qu'elle prépare l'année précédente, c'est à dire que les bourgeons qui étaient gelés aujourd'hui ont été préparés l'année dernière.
Les bourgeons fructifères sont ceux qui allaient avoir les grappes qui auraient donné les raisins cette année : ce sont ces bourgeons là qui ont morflé !

La vigne va continuer à grandir, elle va encore végéter : on aura des feuilles, il y aura d'autres bourgeons qui apparaîtront. Par contre, ces seconds bourgeons ne sont pas des bourgeons fructifères, ils seront neutres et n'auront aucun fruits ! Ça va nous poser un problème pour le reste de l'année, parce que dans tout les cas, raisins ou pas raisins, il va falloir s'occuper de la vigne exactement comme si c'était une vigne productive... avec exactement les mêmes coûts à l'hectare !


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Anne-Cécile Schmitt
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Domaine Schmitt & Carrer

 


État des lieux de la vigne
En Alsace on a quand même bien été touché. Sur notre exploitation, on a 3 hectares qui ont été grillés à 100% donc ce sont 3 hectares où on ne récoltera rien du tout. Pour les 11 hectares restant cela varie entre 30% et 60% de pertes.

Quel cépage a été le plus touché ?
Ce sont les cépages précoces qui ont été les plus touchés, surtout le Gewurztraminer. Les bourgeons sont sortis très tôt et le Gewurztraminer est toujours le cépage le plus pressé donc il était déjà bien développé : pratiquement tous les bourgeons étaient déjà dehors. Les cépages les plus tardifs comme le Riesling où les bourgeons n'étaient pas tous sortis ont été plus protégés. Ceux non sortis pendant la gelée ont encore une chance de se développer correctement et de donner du raisin. 

Comment va le moral ?
Bof ! On a pas trop la forme ! C'est mon huitième millésime cette année et sur 8 millésimes je n'ai connu que 1 seul millésime normal. 2016 était un millésime où on avait de la qualité et surtout de la quantité parce qu'on avait pas eu d'aléa climatique exceptionnel. Autrement, chaque année, on se paye soit de la coulure parce qu'il ne fait pas beau à la fleuraison, soit de la grêle, soit de la sécheresse ou au contraire trop de pluie... 

Quand on travaille avec la nature, on sait que c'est toujours elle qui a le dernier mot au final ! Les anciens ont pour habitude de dire que les années en 7 sont des mauvaises années, ça se confirme encore en 2017 ! En 2007 on a eu de la grêle sur une grosse partie du vignoble donc on a pas récolté grand chose non plus et en 1997 mon père m'a dit que ce n'était pas une bonne année pour le Domaine.

C'est vraiment un mauvais timing : il a fait chaud trop tôt ! On a eu des températures dingue, on a eu dans les 24°C pendant plusieurs jours d'affilé et cela, la vigne aime !
Si nous avions eu cet épisode de gelée au moment dans une année normale, les bourgeons ne seraient pas sortis et l'épisode de gel serait passé inaperçu !

Fun facts sur la Journée Internationale de la Terre

Aujourd'hui je souhaite partager quelques informations CA-PI-TA-LES avec vous concernant le Samedi 22 Avril, qui fête les Alexandre soit dit en passant. C’est le 112e jour du calendrier grégorien et le 113e en cas d’année bissextile, ce n’est pas rien. Il ne reste plus que 253 jours pour tenir vos bonnes résolutions. Sinon, pour la République Française, c’est le jour de la Fougère, alors que pour le reste du monde c’est la JOURNÉE DE LA TERRE, « Earth Day » pour ceux qui sont toujours entre deux avions. Ca m’a donné envie de mettre l’accent sur notre belle planète Terre !

Quand j’ai découvert l’origine de la Journée de la Terre.

Encore un coup des Américains ! C’est le sénateur Gaylord Nelson qui a encouragé les étudiants à développer des projets de sensibilisation à l’Environnement dans leurs communautés le 22 Avril 1970. C’est officiellement devenu une journée internationale en 1990 qui a ensuite été renommée « International Mother Earth Day » par les Nations Unies en 2009.

Finalement, la Journée de la Terre, c’était une histoire politique, pour changer.

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Il y a une « Earth Day Proclamation » signée par des leaders mondiaux, des représentants gouvernementaux et les Nations Unies.

Source : http://gph.is/29FILgg

Personne n’en a jamais entendu parler n’est-ce-pas ? Je vous invite à cliquer sur le lien de la Proclamation et à lire la liste des signataires jusqu’au bout.

Après toutes ces révélations, je ne me suis pas découragée pour autant. J’ai continué la recherche pour trouver les initiatives constructives pour l’avenir de la Planète et la préservation de nos ressources. Après tout, son objectif premier est bien de soutenir la Protection de l’Environnement. Finalement, j’ai appris pleins de petits « fun facts » :

Quand j’ai appris que l’année 2017 était plus longue que celle de 2016.

Source : http://gph.is/1ztd0Tz

Que j’ai compris que c’était lié à la rotation irrégulière de la Terre…

Source : http://gph.is/1NDYQ7v

…Et que par conséquent nous avons tous vécu une seconde de plus dans l’ignorance la plus totale dans la nuit du 1er Janvier 2017. Si j’avais su, j’aurais fait quelque chose d’un peu fou pour fêter ça !

Quand j’ai appris que la vitesse orbitale moyenne de la Terre est de 29 783 km/s.

Source : http://gph.is/2cZPU1V

C’est à peu près 48 000 fois la vitesse du Concorde pour vous donner un ordre d’idée. Enfin, ne me faites pas trop confiance, j’ai beau avoir fait un BAC S, c’était il y a… Je ne sais pas, il faut compter en fait.

Quand j’ai lu qu’en 2011, 28 millions d’arbres ont été plantés à l’occasion de la Journée de la Terre en Afghanistan par les équipes d’Earth Day Network.

Source : http://gph.is/XGwssb

Quand j’ai découvert qu’en 2012, à l’occasion de la Journée de la Terre, 100 000 Chinois ont pris leur vélo pour économiser de l’essence et réduire l’émission de CO2.

Source : http://gph.is/1NLoN70  

A votre tour, investissez-vous localement si vous le souhaitez, à l’occasion de la Journée de la Terre en cherchant les actions organisées près de chez vous sur le Site Français de la Journée de la Terre. Et surtout, continuez vos gestes quotidiens pour recycler et économiser l’énergie, sensibiliser votre entourage, et restez curieux !

A l’occasion de la Journée de la Terre les amis, ouvrez une bouteille de rosé PinotBleu et trinquez à la santé de notre Planète. Allongez vous dans l’herbe, regardez le ciel bleu, la vie est belle !

Source : http://gph.is/2m65e0I  

"On veut tous que notre mère soit fière de nous"
Le 22 avril c'est la Journée de la Terre 🌎
à cette occasion découvrez notre message en vidéo


Bruschetta de rougets et tapenade

Avec ces températures estivales, j’ai enfin décidé de ranger mon soupe maker pour me tourner vers de petites entrées pleines de soleil ! Mon péché mignon, c’est la cuisine du sud et les Bruschettas. C’est une tartine qui fait antipasti. Je vous propose aujourd’hui une recette très simple et rapide pour assouvir vos envies d’été.

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Pour accompagner ma bruschetta de rouget à la tapenade, j’ai choisi avec Pinotbleu, un Côtes du Rhône, du Domaine des Gravennes.


Ingrédients
- 200 g d’olives noires dénoyautées
- 8 petites câpres
- 1 gousse d’ail
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 4 tranches de pain aux céréales
- 4 filets de rougets
- sel

Instructions

  • Hacher finement la gousse d’ail.
  • Mettre dans le bol d’un mixeur les câpres, la gousse d’ail hachée, les olives noires et l’huile d’olive et mixer assez fin.
  •  Faire griller les tranches de pain au four ou dans votre grille pain.
  • Saisir les filets de rouget vivement, dans une poêle bien chaude, côté peau, dans l’huile d’olive jusqu’à coloration de la peau. Attention, ça va vite ! Les retourner et presque instantanément les sortir, les filets sont cuits.
  • Tartinez les tranches de pains avec de la tapenade et déposer ensuite un filet de rouget dessus.
  • Salé si vous le désirer.

Bon appétit !

IGP VAR, une identité vaste gorgée de soleil !

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VDP devient IGP...

Avant de parler de cette belle Indication Géographique Protégée du Var, il faut préciser que toutes les dénominations en Vin de Pays sont devenues en 2009 des IGP sous l'impulsion de la commission européenne, et ce pour protéger l'identité de terroir fréquemment menacée par la contrefaçon. De la même façon un IGP répond à un cahier des charges (certes moins strict qu'en AOP) répondant évidemment à un territoire bien défini, mais aussi à une politique de rendement de production, un encépagement et à une méthode d'élaboration. Le vin de pays ne disparaît pas pour autant car l'embouteilleur est toujours autorisé à faire apparaître cette mention certainement plus poétique et paysanne.

Un département, trois couleurs, un mousseux

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L'IGP Var se décline dans les trois couleurs, vin rouges, rosés et blancs, et peuvent être produits sous la forme de vins mousseux. A noter qu'une production anecdotique en primeur, à l'instar du beaujolais nouveau, le roi des primeurs, est autorisée. La zone géographique est strictement réservée au département du Var, comme son nom l'indique. On compte 250 000 hectolitres de production annuelle, avec un marché dominant de rosé et de rouge, le blanc représente seulement 5% du volume.
L'IGP Var peut être complétée de trois mentions géographiques précises,  Argens, Coteaux du Verdon, et Sainte Baume. La liste des cépages autorisés dans les cuves est trop importante pour la citer. Parlons cependant des plus célèbres et traditionnels, grenaches, cinsault, syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, et carignan en rouge et rosé. En blanc le vermentino ou rolle est très présent, ainsi que la roussanne, le bourboulenc et le grenache blanc...

Un profil bien défini

Au même  titre que les AOC, les IGP doivent répondre à des analyses organoleptiques et scientifique pour garantir la typicité du produit. Les var rosés sont plutôt de couleur claire, vif et fruités à la fois. Les rouges offrent structure et puissance pour les plus ambitieux. Enfin les blancs et mousseux doivent être vifs et aromatiques. Une analyse œnologique en laboratoire peut être envisagée si le profil du vin est trop éloigné du cahier des charges défini par l'INAO (institut national des appellationns d'origine). On étudiera donc le taux d'alcool, de sucre résiduel, et d'acidité volatile (impression légèrement vinaigrée au nez).

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Le plaisir avant tout!

Au delà de l'analyse scientifique d'un produit donné dans une surface géographique définie, la notion de typicité d'un vin comme l'IGP Var passe par la qualité du produit présenté. La finalité est de servir au consommateur un produit qui "a la gueule de l'endroit" et évidemment lui donne satisfaction! Un IGP Var ne saurait exister s'il ne donne pas envie d'une cuisine généreuse, arrosée d'huile d'olive, où les notes de garrigues et de lavande raisonnent au fond du verre. Il est intéressant de noter qu'une large partie de la production est vendue dans le département de production, probablement aidé par un tourisme estival qui vient goûter au parfums de la Provence. Pour finir, le syndicat des vignerons du Var se mobilise pour faire la promotion de leur vins au travers d'une progression de la qualité. Le marché étant hyper-concurrentiel, seul le travail et l'amour de la terre saura garantir le succès des artisans vignerons.

Les larmes et les jambes du vin

Ses jambes sont très belles, fines et tombent bien.. rassurez-vous nous allons parler de vins 😉

Les jambes et les larmes viennent ensemble dans votre verre mais pas avec tous les vins. Ces deux termes désignent une chose identique: les traces laissées par le vin sur la paroie du verre. Pour les observer, il suffit de faire tourner le vin dans votre verre et regardez les belles jambes de votre vin. S'il en a !
Selon leur forme et leur adhérence, ces larmes peuvent être considérées comme fluides, grasses, épaisses, coulantes, visqueuses ou encore glycérinées.

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Que signifient les larmes du vin ?

Les larmes indiquent le degré d'alcool et la quantité de sucre. Plus il y a de larmes, plus le contenu de votre verre est chargé en alcool ou en sucre. La qualité du vin n’a donc rien à voir avec ses larmes. Celles-ci sont en réalité le résultat de l’évaporation différenciée de l’eau et de l’alcool contenus dans le vin.
Les vins issus de régions fortement ensoleillées présentent plus de larmes que les autres. Pour avoir un point de comparaison, vous pouvez vous servir un verre d'eau et un verre de rhum. La différence est flagrante !

Le verre à vin est aussi un facteur important dans l'apparition et la forme des larmes. Un verre rugueux ou ayant de microscopiques poussières — venant du torchon pour les sécher par exemple — retiendra mieux les larmes qu'un verre parfaitement lisse.

Le degré d'alcool

Ce n’est pas parce que vous devinez qu’un vin est plutôt alcooleux, que cet alcool sera forcément fort en bouche. D’autre composants peuvent très bien équilibrer ceci (acidité, tanins, etc.).
Parmi les vins qui boxent dans la catégorie des plus de 14 ° d'alcool, les meilleurs compensent en offrant également une forte acidité et une belle structure tannique. Ainsi, ces vins ne vous brûlerons pas votre gorge, mais vous sembleront étrangement....équilibrés.

Melo de gambas et de pamplemousse rose

Le printemps est là, les jours commencent à rallonger et subitement j’ai envie de plats frais et légers. Je vous propose aujourd’hui une petite salade de gambas et pamplemousse rose. Cette assiette interpelle par son petit mélange sucré salé qui nous amène vers l’été. Qui dit printemps, dit rosé ! J’ai été vous sélectionner chez Pinotbleu un côte de Provence AOC Sainte Victoire – Mas de Cadenet. Cedomaine appartient à la famille Négrel depuis 1813. Dans ce domaine, toutes les actions mises en oeuvre favorisent le potentiel du sol et les processus biologiques naturels d’auto-défense de la plante. Après arrachage, les parcelles sont laissées au repose pendant 8 années et les cultures du blé et du pois chiche permettent d’amender la terre en fumier végétal et de régénérer naturellement le sol en matières azotées.

A la dégustation le vin a une robe saumonée, un nez fin fruité et floral. Il est frais en bouche tout en ayant du gras et du moelleux. Il est à servir frais et s’accorde parfaitement avec les salades composées, les grillades et marinades épicées.

Ingrédients pour 4 personnes
– 300 g de gambas
– 2 pamplemousses rose
– 1 roquette
–1 cs d’huile d’olive
– 1 CC de vinaigre balsamique
– sel et poivre

Instructions

  • Couper en deux les pamplemousses et évider la chair à l’aide d’un couteau incurvé.
  • Décortiquer les gambas.
  • Disposer au fond des assiettes, la salade roquette préalablement lavée.
  • Disposer ensuite les gambas, puis les pamplemousses.
  • Arroser d’un filet d’huile d’olive et de vinaigre balsamique. Saler et poivrer.

Interview de la pétillante blogueuse La Wineista !

Vous avez découvert son accent du Languedoc dans sa première vidéo avec PinotBleu, mais qui est cette personne qu'on appelle La WINEista?

- Hello Audrey ! Peux-tu te définir en 3 hashtags ? 
Je suis quelqu'un de #joyeuse #passionnée et #motivée

- Quel est ton parcours ?
J'ai une formation scientifique : je suis ingénieur agronome et œnologue. J'ai travaillé une dizaine d'années dans le métier de la vigne et du vin, plutôt sur des aspects techniques.
Il y a à peu près 4 ans, j'ai eu envie de faire autre chose. Je voulais parler de ce qui me plaisait, essayer de le vulgariser et rendre le vin plus accessible. C'est pour ça que j'ai créé le blog La WINEista !

- Depuis quand est-ce que le vin est ta passion ?
Le vin est ma passion depuis toujours parce que je baigne dans le vin depuis toute petite ! Mon père était directeur d'une cave coopérative.

- Quel est ton plus beau souvenir d'enfance dans le Domaine familial ? 
Dans mon enfance j’adorais quand je fêtais mon anniversaire : je faisais toujours une chasse au trésor. Je cachais le trésor dans les cuves vides et mes amis avaient peur de rentrer dedans, alors que moi j'étais habituée à jouer dedans depuis toute petite ; ça m'a toujours fait rire !

- Quel était ton rêve quand tu étais petite ?
Quand j'étais petite, j'étais pleines de rêves. Je ne pense pas que je voulais faire un métier en particulier. Un moment, je voulais être vétérinaire parce que j'aimais bien les animaux. Ensuite, je collectionnais les fossiles et du coup je voulais être archéologue. Je suis passée par pleins d'envies différentes.

- Te souviens-tu de tes premières vendanges ?
Mes premières vendanges, je ne pense pas m'en souvenir. Je devais toujours traîner dans les pattes de mes parents pendant les vendanges. Je me souviens d'un film que j'ai revu il y a pas longtemps : j'ai 5-6 ans, je suis sur le tracteur, il y a les vendangeurs espagnols, la famille autour et moi sur le tracteur j’arrêtais pas de klaxonner 😊, ils n'en pouvaient plus ! (rire) C'était mon tracteur ! (rire)

- Quels sont tes activités principales ? 
Aujourd'hui, j'ai plein d'activités différentes, avec une trame commune qui est le vin. Je fais du vin, je vends du vin et je parle du vin. J'ai créé le Domaine La Vivarelle qui est dans le Languedoc ; c'est une nouvelle aventure qui commence parce que je l'ai créé il y a 4 ans. On travaille en famille, on réalise des micro cuvées que l’on fait entièrement à la main, de la vendange à la mise en bouteille. A côté de cela, j’anime mon blog et puis je fais aussi de l’éditorial, du community management, des animations, pour des clients.

- Comment arrives-tu à gérer entre tes différents projets ?
Je jongle ! (rire) Ça demande de l'organisation ! J'ai le Domaine dans le Languedoc et j'ai mon appartement à Bordeaux. Après, j'aime ça, parce que quand je reste plus de 15 jours à Bordeaux, j'ai la bougeotte ! Ça doit m'arriver 2-3 fois dans l'année.

- Quelles sont tes prochains projets ?
Je souhaite concrétiser ce que j'ai commencé : c'est assez nouveau en fin de compte, ça fait 4 ans que cette nouvelle vie à commencé. Je veux asseoir ce que je fais aujourd'hui.

- Quelle est la phrase que tu sors le plus pour définir un vin ?

C'est plus un mot, je dis souvent que le vin, ça doit être un "plaisir" ! Il y a des personnes qui n’osent pas parler du vin parce qu'ils ont peur et ils ne se trouvent pas assez connaisseurs. Je leur dit qu'il n'y a pas de mauvaise réponse : tout le monde a raison en fait, il suffit d'aimer le vin et d'avoir du plaisir en le buvant !

- Quelle sont les influences de l’actualité cette année dans le vin ?
Je dirais qu'il y en a deux cette année : le premier c'est le "être moderne sur le vin". L'actu est autour des box, des packaging novateurs ou les vins un peu différents, on parle aussi des vins allégés en alcool. Après il y a un autre courant qui est le retour à l'Homme et au territoire. 

- Qu'est ce qui t'a le plus plu dans le projet PinotBleu ?
Ça correspond à ce que j'aime faire ! C'est à dire parler du vin avec le sourire ! 😃

- Parmi la sélection PinotBleu quel vin choisis-tu pour une soirée entre amis sur les quais au soleil ?
Je prendrai le Terre des Chardons, parce qu'il est festif, je le vois bien du coup pour un moment de détente entre amis sur les quais de Bordeaux au soleil ! ☀️

Classicisme, diversité et renouveau en AOC Bordeaux

L'appellation d'origine contrôlée Bordeaux est à l'instar de l’appellation Bourgogne, ce que l'on appelle une AOC générique.
Elle peut être produite sur l'ensemble du vignoble bordelais, dans les deux couleurs, rouge et blanc, sec ou moelleux. Vinifiée en rosé elle sera tout simplement appelée bordeaux rosé. Une étendue aussi vaste présente l'avantage de réunir une multitude de sols, d'influences climatiques, de cépages et bien sûr de vignerons ou négociants.
 

Le blanc dans le Bordeaux ?

En blanc, vinifié en sec comme moelleux, sont autorisés les cépages Muscadelle, Sauvignon blanc et Sémillon.
Le Sauvignon est un cépage très répandu, ses notes aromatiques d'agrumes sont inimitables.
Il est également cultivé dans le Val de Loire voisin, Nouvelle Zélande...
Les blancs secs, épurés de tout élevage en barrique seront appréciés en compagnie de fruits de mer, de fromages de chèvre... élevés sous bois ils seront adaptés à des viandes blanches à la crème, à des poissons en sauce, des fromages de caractère...De la même façon les vins moelleux sont plus équilibrés, plus frais. Ils conviennent au foie gras, à la cuisine thaï et ses épices fortes, aux fromages à pâtes persillées, mais aussi à l'incontournable cannelé, petit dessert traditionnel de Bordeaux.

Le rouge dans le Bordeaux ?

En rouge, les merlots et Cabernets Sauvignons sont les plus célèbres. Le Merlot le plus répandu. Il est le roi du libournais, mais se trouve également aux quatre coins du monde. Il donne de bons rendements, mûrit à point et s'adapte à tous type de sols.
Le cabernet sauvignon est le résultat du croisement entre le sauvignon et le cabernet franc. Il est à l'origine des vins les plus tanniques et promis à une grande longévité.
Suivent ensuite le Cabernet franc, célèbre également dans le Val de Loire pour la production des fameux Chinon, Saumur-Champigny ou autre Bourgueil. Il doit être ramassé à haute maturité pour ne pas faire ressortir de notes de poivron vert, qui font parfois, sa mauvaise réputation.
Le Malbec, fierté également du Cahors en Sud Ouest où il est appelé le côt, apporte une puissance incomparable.

La géologie du vignoble bordelais ?
Le vignoble bordelais est composée de sol argilo-calcaires, de graves (d'où l'AOC Graves) et de sables.
Il est difficile de définir un profil aromatique type étant donné le nombre important de producteurs, la multiplicité des sols et des cépages présents.
Cependant le bordeaux rouge a pour réputation d'être tannique, capable de vieillir, et d'accompagner des mets relevés. Viandes rouges, plats de chasse...

Si le marché est habitué à cette structure tannique, de nombreux vignerons se tournent vers des vins plus épurés, plus souples, au travers d'une viticulture plus saine, mais également une extraction des tanins plus douce. Les consommateurs n'ont plus la même patience que les générations précédentes, les vins sont souvent consommés jeunes.

Pour finir, les vins de l'appellation Bordeaux offrent bien souvent de bons rapports qualité prix, à condition d'une sélection rigoureuse des producteurs, étant donné l'abondance de proposition commerciale dans ce secteur.


Découvrez la dégustation du Château L'Escart par La WINEista


Rencontre avec Franck et Véronique Terral

A 25 ans ils décident d'acheter le Domaine Château Moulin de Peyronin et de produire leur vin en agriculture biologique.
Rencontre avec Franck et Véronique !

- Pouvez-vous vous définir en 3 hashtags ?
#passionnés #rencontre #partage

- Comment êtes-vous arrivés à la vigne ?
Franck : On s'est rencontrés avec Véronique au lycée agricole. ❤️
Mes parents n'étaient pas viticulteurs et je suis arrivé là parce que j'avais une vraie approche de la nature. Mon oncle était viticulteur et je passais les vacances chez lui ; c'est là-bas que j'ai commencé à travailler dans la vigne !
Véronique : Mon père vendait du vin mais il n'était pas viticulteur. Puis quand je suis arrivée au lycée agricole, ça m'a plu et j'ai voulu continuer dedans. 😊

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- Quelle est l'histoire du Château Moulin de Peyronin ?
V : Au début de l'aventure, on a cherché à acheter quelques hectares de vigne pour produire notre vin. On s'est vite rendu compte que c'était beaucoup de travail !
F : On avait 25 ans à l'époque et on pensait savoir plein de choses mais quand on regarde aujourd'hui,  je vois qu'on a beaucoup appris ! (rire) Du coup on a visité 4 ou 5 propriétés, nous voulions trouver un ensemble où on peut faire un bon vin avec un très bon terroir. On a acheté en 2006 ce Domaine dans lequel il y avait du vins depuis 60 ans. C'est un Domaine avec encore beaucoup de travail de remise en état : on est presque parti de zéro ici.

- Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ? 
V : Travailler pour soi c'est quelque chose de motivant !
F : On a cette chance de choisir nos emplois du temps et nos activités. On a la chance de faire ce que l'on veut !

- Pourquoi avoir choisi d'être en label bio ?
V : Le domaine était déjà en bio quand on l'a acheté, on voulait vraiment continuer. A l'école et dans nos stages on ne nous a jamais parlé du bio. Du coup, les 4 premières années, un technicien a été notre conseiller en bio nous a suivi et accompagné. C'est vite devenu une évidence pour nous d'être en agriculture biologique ! 🌿

- En 3 mots, comment se caractérise votre vin ?

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On fait des vins rouges assez légers et fruités. Il se boit avec tout ! C'est un vin de tout les jours, qu'il faut éviter de boire avec des plats trop forts en sauce. C'est un assemblage de 60% de Merlot, 20% de Cabernet, 20% de Malbec, le Merlot va apporter ce coté léger, soyeux et fruité. Le Cabernet va apporter la structure au vin et le Malbec va donner des saveurs épicées.

- Quels sont les projets du Domaine ?
Un de nos projets est de nous pencher sur la question de la Biodynamie. On va mettre des choses en place dans ce sens au niveau du vignoble. On doit également agrandir les bâtiments car nous manquons de place pour stocker. On a aussi l'idée de faire un gîte à coté du moulin Peyronin !

- Merci beaucoup pour cette interview ; à bientôt !

A bientôt et bonne dégustation de notre Bordeaux ! 😄
 

Interview stylée de Blanc coco

Sa vie va changer d'orientation à la suite d'un cours de cuisine avec Mercotte (critique culinaire, blogueuse, animatrice télévisée et gastronome française). En 2007, la créative Marie-Laure va se lancer dans un blog culinaire dans lequel elle va décider de mettre en valeur ses desserts dans un univers poétique et pur autour de la couleur blanche.
 


- Hello Marie-Laure ! Pouvez-vous vous définir en 3 hashtags
Je dirais #créative, #passionnée et #volontaire !

- Quel a été votre parcours ?
J'ai été à l'école des arts appliqués à l'école de Condé à Lyon, où j'ai fait un BTS d'architecture d’intérieur. A la suite de ça, j'ai passé le concours de l'école des Gobelins pour la formation de réalisateur multimédia. J'ai alors été prise à Annecy pour 2 ans en alternance.
En sortant de l'école, j'ai travaillé pendant 7 ans en tant que Directrice Artistique pour plusieurs agences et je me suis mise à mon compte en ayant pour objectif de donner des cours de cuisine et faire de la photo à coté. Mais en fait, le côté photo a pris le dessus et je me suis développée dans les photos "lifetime" et mariage. C'est l'activité que je pratique depuis 7 ans maintenant.

- Comment vous est venue la passion de la cuisine ?
La passion de la cuisine est venue à la suite d'un cours de cuisine que mes parents mon offert en 2007 chez Mercotte. Elle n'était pas du tout connue à l'époque.
J'ai fait l’expérience gourmande avec ce cours de cuisine et ça m'a décomplexé de l'image que j'avais de la cuisine. Je me suis dit que c'était un terrain de jeu et suite au conseil de Mercotte, j'ai commencé à faire mon blog.
Ce blog était d'abord là pour partager mes recettes avec mes proches et petit à petit, j'ai eu des lecteurs d'ailleurs. J'étais surprise de voir les commentaires des gens qui posaient des questions via mon blog.
C'est par là que j'ai commencé à faire de la photo, ce que je ne faisais pas du tout avant.

- Comment devient-on Styliste culinaire ?
Pour ce métier là, il faut être ouvert et avoir un regard artistique, s'inspirer du cinéma, de la peinture, de la littérature, etc.
Il existe aujourd'hui des formations qui commencent à sortir le bout de leur nez. Après, personnellement je n'ai pas de formation propre à mon activité, je suis autodidacte, j'ai appris sur le tas.

- Le stylisme culinaire : métier gastronomique ou métier artistique ?
C'est entre les deux, c'est artistique dans le sens où la composition est très importante sur les couleurs, les textures. Et il faut raconter une histoire qui est en rapport avec l'histoire du plat et de la recette, donc il faut aussi s'intéresser à tout ce qui est gastronomique.

- Y a-t-il des tendances stylistiques qui se dessinent au fil du temps ?
Les tendances ont beaucoup évoluées, grâce notamment à tous ces domaines cuisine santé et bien-être. Je pense qu'on est toujours dans quelque chose de lumineux. Aujourd'hui il y a une nouvelle tendance, celle des images très sombres, très noir où ils mettent plus en avant les textures avec des clairs obscur.
Moi je suis sur un style très clair et minimaliste. Aujourd'hui, on voit pas beaucoup de choses comme ça. Je m'inspire beaucoup de ce que font les pays scandinaves, on verra surement cette tendance émerger chez nous dans un moment.

- Le blanc c'est une couleur qui veut dire quoi pour vous ?

Pierre Soulage

Pierre Soulage

Je ne sais pas trop répondre à cette question, je prends souvent l'exemple de Pierre Soulage qui s'inspire et qui a bâti son œuvre sur le noir.


Je suis sur une recherche permanente sur ma relation avec le blanc ! (rire)
Ce que j'aime dans le blanc c'est que c'est une couleur pure, qui fait référence à l'enfance. J'aime que le blanc mette en valeurs les produits et laisser leurs couleurs s'exprimer totalement.

-Quelle est votre photo préférée ?

C'est celle de la panna cotta au thé blanc. C'est une image que j'aime beaucoup.
C'est une de mes premières photos en total blanc et c'est avec cette photo que j'ai remporté le prix de la photo du festival des influenceurs culinaire l'année dernière aux Folies Bergère. C'est une image à laquelle je suis attaché, c'est ma photo coup de cœur !
Recette de la panna cotta au thé blanc


-Quel restaurant à vos yeux a un style incomparable ?
La cuisine de William Ledeuil avec son restaurant "Ze Kitchen Galerie" à Paris.
Je l'ai connu sur un salon culinaire il y 7 ans quand j'ai commencé mon blog. Il n'avait pas encore d'étoile au guide Michelin. Je suis allée manger à 4-5 reprises dans son restaurant et à chaque fois j'ai été bluffée. J'adore sa cuisine : il mêle l'esprit asiatique avec le contemporain. En sortant, c'est à chaque fois une claque culinaire !
C'est quelqu’un qui est pour moi emblématique.  

Crevette Obsiblue, condiment mangue-curcuma - William Ledeuil

Crevette Obsiblue, condiment mangue-curcuma - William Ledeuil

- Quelles valeurs avez-vous envie de transmettre ?
J'aime le coté authentique. C'est vrai que par rapport à mon blog de cuisine, j'ai souvent été démarchée par de nombreuses marques et je sais que certain vivent de ça et c'est très bien mais j'ai envie que mon blog reste quelque chose que je maitrise.
Tout ce qui est collaboration, partenariat, je fais très attention à trouver des choses qui me parlent !
Ensuite, niveau esthétique, c'est très important pour moi : j'essaye d'avoir un vrai regard et parti pris sur les images. "Less is more" moins j'en mets, mieux c'est ! Chaque élément a son importance et je n'ai pas envie de polluer mes lecteurs avec beaucoup d'images.
Dans ma charte éditoriale je vais essayer de mettre plus en avant les histoires "d'hommes", des histoires de chefs, pour raconter leurs visions de la cuisine. J'ai envie de m'orienter vers ces pistes là !

-Qu’avez vous aimé dans PinotBleu ?
PinotBleu est un vrai coup de cœur. Je ne connaissais pas du tout les vins en biodynamie. Je trouve que votre démarche est très intéressante sur des producteurs qui font du vin bio.
J'ai trouvé l'application très bien faite, la charte éditoriale sur la marque très belle.
Je suis une amatrice de vin, mais je n'y connais pas forcément grand chose ! J'ai du mal avec le vin blanc avec des sulfites et je sais que vos vins sont moins chargés en sulfite donc ce sont les seuls que je peux boire par exemple !
J'ai vraiment aimé votre positionnement et le fait que vous soyez une start-up, je pense qu'il faut aider à les faire connaitre ! 

-Un avis sur le bio ?
J'essaye d'acheter le plus souvent possible bio.
C'est pas facile de changer ses habitudes alimentaires, mais c'est sûr que c'est un gage de qualité pour moi, donc quand je fais mes courses, j'essaye de faire attention à ça. Je veux faire mes courses de manière éthique et avec des produits bio et sains !

-Quel ingrédient peu connu avez-vous découvert et apprécié ces dernières années ?
La poudre d'açaï ! C'est une poudre de myrtille énergétique bio que je travaille dans mes pâtisseries, dans mes smoothies ou dans la crème Budwig. Je trouve ça intéressant, ça apporte une couleur et une saveur particulière.

-Quelle est votre arme de séduction gastronomique ?
Ça sera forcément un dessert ! J'aime me fixer des challenges, et faire des montages complexes que je fais sur plusieurs jours. Il faut que le rendu à l’œil soit réussi ! 

-Quel votre péché mignon ?
Y en a pleins ! (rire)
J'adore la nougatine !!! 😍

- Pour nos lecteurs affamés, avez-vous une recette phare à leur recommander ?
Il y a une recette que j'aime beaucoup ! Ce n'est pas une recette de moi, c'est une blogueuse de Strasbourg qui s'appelle Beau à la Louche. Elle a entreprit la quête du flan pâtissier parfait ! Elle a fait une vingtaine d'essais pour arriver à une recette finale et pour moi sa recette est absolument parfaite ! A chaque fois que je la fais je retourne en enfance, avec de beaux parfums de vanille, une texture extraordinaire et quand on coupe au couteau, c'est moelleux.
C'est une recette que j'affectionne particulièrement et que je recommande !

Recette du flan pâtissier de Beau à la Louche
 

L'Alsace : Une région pleins d'atouts !

Il faut prendre le temps de venir découvrir ses charmes. Chaque saison offre des caractéristiques différentes.

Ferrette - crédit photo Guy Wurth

Ferrette - crédit photo Guy Wurth

En hiver, la période touristique est creuse. L’Alsace est un peu triste, sauf dans les montagnes. La période est propice au ski, randonnées raquettes, chien de traîneau, etc…
Les stations des Vosges sont de petites stations familiales mais il y a déjà de quoi s’occuper, d’autant que les paysages sont superbes ! En prime, les prix sont beaucoup plus abordables que dans les Alpes.

Le château du Haut Koenigsbourg - © CRTA / Zvardon

Le château du Haut Koenigsbourg - © CRTA / Zvardon

Profitez également de cette période pour venir visiter le château fort le plus connu et l’un des monuments les plus visités en Alsace : le château du Haut Koenigsbourg. La visite est un point d'orgue inoubliable de tout séjour en Alsace. Le château accueille chaque année plus d'un demi-millions de visiteurs ! Il compte parmi les monuments les plus visités en France.

Le printemps en Alsace est magnifique. La nature renaît, les villages se fleurissent, les vignes redeviennent vertes et il ne fait pas trop chaud. Une période idéale pour venir en Alsace et pour découvrir la région en vélo !

Vigne Domaine Schmitt et Carrer

Pour les amateurs de vins, nous vous recommandons la Route des Vins.
N’hésitez pas à venir déguster les merveilleux vins certifiés Agriculture Biologique du Domaine Schmitt et Carrer où vous serez chaleureusement accueillis par Sylvie et Anne-Cécile Carrer. La famille cultive les 7 cépages régionaux et travaille sur 3 des 51 Grands Crus alsaciens. (Domaine Schmitt et Carrer 11 Place du Lieutenant Dutilh 68240 Kientzheim)

L’été est la haute période touristique. Il y a donc plus de monde, mais cela vaut le coup. Il fait généralement beau et chaud, les vignes se chargent de belles grappes de raisin, toute l’Alsace est en fleurs. Et s’il fait trop chaud, rien de tel qu’un petit tour dans les Vosges pour se rafraîchir.
Strasbourg est la ville la plus connue d’Alsace et y faire du tourisme est incontournable. La cathédrale de Strasbourg est un des symboles fort qui fait la fierté des alsaciens. Le centre ville de Strasbourg appelé « Petite France » est très agréable et il y fait bon flâner dans une ambiance moyenâgeuse grâce aux maisons à colombage typique de l’Alsace.

"Petite France" © AAA / Zvardon

Cathédrale Notre Dame de Strasbourg

De septembre à octobre, c’est la saison des vendanges ! 😍 Progressivement, les vignes passent du vert au jaune orangé. Les couleurs sont superbes, la température encore agréable.

Vendanges au Domaine Schmitt et Carrer

Une très belle période pour visiter l’Alsace !
Direction Colmar, blottie au cœur de la Route des vins d’Alsace. On se laisse glisser sur les eaux de la Lauch à bord d’une barque à fond plat pour apprécier les charmes de la cité de Bartholdi. A la clé ? Un point de vue inédit sur les façades à colombages du quartier romantique de la Petite Venise.

La fin d’année est marquée par la période des marchés de Noël, qui est aussi une haute saison touristique. L’Alsace est une région magique au moment des fêtes: nombreux marchés de Noël dans les villes et villages,  décoration très soignée des maisons, tout contribue à une ambiance féerique.

Colmar Crédit photo : Guy Wurth

Colmar Crédit photo : Guy Wurth

Loi Biodiversité : abeilles et néonicotinoïdes, les néo-quoi ?!

Vous vous demandez certainement ce que sont les néonicotinoïdes. C’est un mot à apprendre PAR CŒUR les amis ! Si, si, ça fait super classe dans une conversation autour d’un verre de vin et en plus ça rapporte 18 points au Scrabble. Imaginez un peu si vous le positionnez sur les trois cases « mot compte triple », 1782 points d’un seul coup ! Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir ! Cela dit, je vous mets au défi d’y arriver.
En attendant, la France compte 57.5 milliards d’abeilles (désolée pour les api-phobiques) et quelques 1.5 milliards de ruches qui sont autant de témoins clés de la qualité des pratiques agricoles et de leurs conséquences sur le milieu naturel et vivant.

Bien qu’à nos yeux toutes les abeilles soient identiques, il existe un nombre très important d’espèces d’abeilles, sauvages ou domestiques. Trop souvent confondues avec les frelons, les guêpes et les bourdons, l’abeille est un petit insecte velu, végétarien (trop trendy l’abeille !) qui pique uniquement pour se défendre et meurt suite à la perte de son dard. De nos jours, nous connaissons surtout les abeilles pour leur production de miel et leur piqûre redoutable mais beaucoup moins pour leur rôle de pollinisateur. Oui bon, et alors me direz-vous ? 80% des aliments de base de l’alimentation de l’être humain dépendent de la pollinisation, un processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs. Bien sûr, l’abeille n’est pas le seul pollinisateur qui existe. Pour autant, comme le dit l’adage attribué à Albert Einstein, « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. ». Vous l’aurez compris, si Albert l’a dit, c’est parce qu’elle tient un rôle important dans le cycle alimentaire, et je ne vous parle même pas des biens-faits sur notre santé des produits issus de son univers comme le nectar de pollen, la gelée royale, etc.

Bref, plus de 80 millions d’années que les abeilles butinent joyeusement et peuvent donc être qualifiées d’insectes très résistants et facilement adaptables. Cependant, depuis un peu plus d’une dizaine d’années, les apiculteurs et la communauté scientifique ont pu observer un phénomène de mortalité massive à l’échelle mondiale chez les abeilles dont les causes sont multiples : parasites, champs électromagnétique, OGM, frelon asiatique, changement climatique, érosion des espaces naturels, pratiques agricoles, pesticides. La disparition des abeilles constitue un enjeu considérable sur le devenir de la biodiversité, ce phénomène vaste et rapide que l’homme ne contrôle pas, et ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est ce qui est réalisé pour la préserver en France.

Alors qu’est-ce-qu’elle fait la France ?

Les néonicotinoïdes, ce mot barbare qui vous est probablement peu familier, c’est l’ennemi #1 des abeilles, le Jacques Mesrine des abeilles en somme. C’est une catégorie de pesticides nouvelle génération lancée en 1993 qui enrobe la semence pour passer à travers les parois cellulaires et donc directement dans la sève de la plante. Ainsi, lorsqu’un parasite attaque, la plante a les capacités pour se défendre puisqu’elle bénéficie du produit chimique en interne. Répandus par pulvérisation, les néonicotinoïdes ne ciblent aucun insecte. Lorsque l’abeille butine, le pesticide passe dans le nectar à travers le pollen et se retrouve dans la ruche ensuite. Et là, c’est le drame. Le taux de mortalité des abeilles grimpe de 5% à 30%. Comme pour les OGM qui sont interdits en France, il est important que les représentants politiques s’engagent à retirer certains produits des pratiques agricoles pour améliorer le système global. Depuis 2016, grâce à la Loi Biodiversité qui marque la fin des néonicotinoïdes, les abeilles pourront butiner en paix. Enfin, dès Septembre 2018, quand elle sera effective.

En bref, les abeilles constituent un indicateur environnemental et peuvent être utilisées comme le miroir de la culture : le traitement affligé aux abeilles avec les pesticides peut être directement mis en exergue avec le traitement que l’homme s’afflige tant d’un point de vue de la santé que culturel. Je vous laisse y réfléchir avec un petit verre de rouge au coin du feu.

Chez Pinot Bleu, nous avons déjà conscience de tous les impacts positifs d’un monde sans pesticides, pour nous, pour la biodiversité de notre environnement et pour les abeilles. A votre tour, favorisez la biodiversité avec quelques petits gestes simples du quotidien ! 😃

Quelques bonnes pratiques :
Pour les particuliers

  • Sensibiliser et informer sur la protection des abeilles
  • Changer les méthodes de jardinages en diversifiant les jardins et en encourageant la diminution de l’utilisation des pesticides

Pour les entreprises citadines :

  • Implanter des ruches sur les toits

Pour les décideurs :

  • Favoriser les plantations d’arbustes à pollen (chouette !)
  • Semer des jachères florales
  • Privilégier les jardins en zones urbaines
  • Inciter les apiculteurs à mieux gérer leur cheptel pour éviter les concentrations de ruches
  • Au nom du principe de précaution, bannir les insecticides dangereux et mettre en place un système de veille
  • Limiter les cultures d’OGM

En résumé : Le déclin des abeilles expliqué en 3 min.

L'appellation AOC Alsace

Il n'y a seulement que 3 appellations alsaciennes, L'AOC Alsace, l'AOC Alsace grand cru et l'AOC Crémant d'Alsace.

Nous allons nous intéresser aujourd'hui à l'appellation Alsace, née en 1962, qui est la plus répandue dans le vignoble (70% du volume) et celle qui regroupe l'ensemble des cépages alsaciens.
En effet, la notion de cépage en Alsace a une importance toute particulière, les domaines articulent souvent leur cuvées autour d'un seul cépage, créant ainsi ce que l'on appelle des vins "monocépage".
Les alsaciens ont le rare privilège de pouvoir mettre en avant le nom de la variété de raisin, alors que les grands pays producteurs du nouveau monde les mentionnent quasi systématiquement, à tel point que leur nom sont presque assimilés à des marques. L'assemblage est évidemment autorisé mais peu employé, même si certains le prône et défendent même la complantation. (différents cépage sur une même parcelle).

Les 7 cépages autorisés an Alsace
- Les 3 pinots, issus d'une même famille, variation d'un seul plant:
Pinot blanc, Pinot gris et Pinot noir.
- Puis le Riesling, le Muscat, le Sylvaner et le Gewurztraminer.

Composition du vignoble alsacien
L’appellation Alsace est composée à 90% de vins blancs, allant de profils très secs, intensément minéraux, à particulièrement riches en sucre, lorsque la mention vendange tardive ou sélection de grains nobles y est ajoutée.

Les vins AOC issus du cépage Pinot Blanc offrent rondeur et fraîcheur, ils savent s'adapter à de nombreux plats grâce à leur équilibre qui les caractérise.

Les vins issus du cépage gewurztraminer ont une forte personnalité, cette baie, lorsqu'elle parvient à maturité se pare d'une teinte rosée magnifique. Les arômes de rose, de litchi, d'épices sont récurrents. Cette explosion aromatique convient aux plats épicés aux accents asiatiques ainsi qu'aux fromages puissants. Si le gewurztraminer est le cépage le plus célèbre pour la production de vin moelleux ou liquoreux, il n'en a pas le monopole.

Les rieslings donnent des résultats impressionnants. Considéré comme le roi alsacien, il gagne en complexité au vieillissement et se dote de notes d'hydrocarbure, de miel, de safran...

Le seul cépage rouge est le pinot noir, il donne bien évidemment du vin rouge, qui bien vinifié peut donner des résultats proches des grands bourgognes. Le rosé existe, mais reste confidentiel.

L'Alsace, région complexe et mystérieuse, produit quelques uns des vins blancs les plus savoureux au monde, pour le plaisir des sommeliers et des fins cuisiniers. Ses sols variés, sa collection de cépages cultes, et ses viticulteurs passionnés, font de l'Alsace une terre de découvertes en perpétuel évolution.